Georges-Louis Bouchez : "L'enseignement reste une priorité pour nous"

Si nous avons négocié jusqu’à 5h et que l’on se revoit cet après-midi, c’est qu’ont est près du but.
Si nous avons négocié jusqu’à 5h et que l’on se revoit cet après-midi, c’est qu’ont est près du but. - © Tous droits réservés

Se dirige-t-on vers une fumée blanche dans la formation d’un gouvernement wallon ? Le bout du tunnel est en vue, laisse entendre Georges-Louis Bouchez, porte-parole du MR, mais aucune information ne fuite quant à la future composition de l’exécutif. Pour celui qui fut parfois l’électron libre du parti, le fédéral ferait bien de s’inspirer de ce que fait la Région pour constituer un gouvernement, en mettant fin aux exclusives de campagne.

Alors que les chefs de partis se sont quittés dimanche à 5h du matin, la reprise des négociations est annoncée pour cet après-midi. Des prolongations que Georges-Louis Bouchez explique par la nécessité de clarifier les choses pour obtenir "un programme de législature pour cinq ans". Notamment, pour " relever les défis budgétaires".

Une alliance contre nature ? " Les faits sont ce qu’ils sont "

Une alliance réunissant le PS, Ecolo et le MR est-elle contre-nature ? Le porte-parole du MR préfère parler d’une "alliance de responsabilité". Il se veut aussi pragmatique : "Il n’y avait pas d’autre possibilité autour de cette table. Il y a un résultat électoral, avec certains partis avec lesquels il n’est pas possible de discuter et d’autres qui ne veulent pas venir (au gouvernement ndlr). Les faits sont ce qu’ils sont. Créer une majorité avec le partenaire de son choix, c’est toujours mieux, mais pas toujours possible "

Oublier les rancœurs

Pourtant, durant la campagne législative, les noms d’oiseaux ont volé bas, de part et d’autre. Mais "On ne fait pas de la politique avec de la rancœur", résume Georges-Louis Bouchez.

Et les invectives oubliées, la réalpolitique reprend le dessus. Ainsi, pas question de révéler le contenu de l’accord : " Nous aurons fait des concessions mais pas sur ce qui nous paraît indispensable et ce sera la même chose pour les autres partis. "

Le poste de l’enseignement en communauté Wallonie/Bruxelles ?

Impossible de savoir si le MR revendique le poste de L’enseignement. Mais tout de même un début de piste : "Cela reste une priorité pour nous, mais ce qui compte c’est le programme de législature." Pour le MR en tout cas, un statu quo sur le décret inscription n’est pas tenable : "Qui peut dire que le manque de professeurs est acceptable et qui peut expliquer que plus de 150 élèves du secondaire n’ont toujours pas d’école ?". Et d’insister sur le fait qu’il faut un bon accord de majorité et que toutes les décisions du Conseil des ministres seront prises de manière collégiale.

Economie ou écologie ? " Le juste équilibre "

Mais il n’y a pas que l’enseignement. L’écologie s’invite naturellement dans les débats, alors que le patron de l’Union Wallonne des Entreprises émet de craintes pour l’avenir de la fabrique d’Herstal. Le porte-parole du MR joue la carte de la diplomatie : "L’entends les craintes de tous les milieux patronal et associatif. Il faut un équilibre entre l’économie et la protection de l’environnement On ne pourra assurer la protection de la planète sans pouvoir la financer". Et de toute évidence, la discussion sur cet équilibre entre les objectifs de protection de l’environnement et le développement du pays prennent du temps.

Ce qui doit débloquer le fédéral…

C’est aujourd’hui que le rapport sur les consultations au niveau fédéral doit être remis au Roi. En principe le dernier avant le début des négociations. Ce qui doit débloquer la situation, argumente

Georges-Louis Bouchez, c’est l’abandon des exclusives, "notamment de la N-VA et du PS "… "Il y a 5 ans nous allions former un gouvernement fédéral en moins d’un mois, permettre de réduire notre déficit par trois et de créer de l’emploi. En restant sur nos exclusives de campagne, il n’y avait pas de gouvernement. "

Il faut un gouvernement de plein exercice

Le trou budgétaire augmente de manière inquiétante ? Pour le réduire Il faut surtout mettre sur pied un gouvernement de plein exercice. "On avait réduit le déficit, mais qui à la chute du gouvernement, il n’y a pas eu de vote du budget, ni de conclave budgétaire. Et s’y ajoute la crise que nous vivons aujourd’hui."

Reynders et Michel s’en vont Et vous ?

Joker sur le poste qu’occupera Georges-Louis Bouchez après le départ des deux ténors du parti : "Je compte défendre le libéralisme et réhabiliter son image. La question n’est pas de déterminer l’un ou l’autre poste. A la fin ce sont les militants qui décideront pour un président et son équipe. Lors de l’appel à candidatures pour le poste de président, nous pourrons déterminer qui est partant."

 

 

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