Georges-Louis Bouchez : "Il faut faire confiance à la population mais sanctionner ceux qui trichent"

Le MR avait demandé que l'on discute des chiffres Covid comité de concertation ce vendredi 18 décembre. Ce qui sera le cas. Mais il ne devrait pas y avoir d’assouplissements des mesures au programme de la réunion de ce vendredi.

Georges-Louis Bouchez le président du MR était l'invité de la matinale de La Première, même s'il n'y a pas de relâchement pour les fêtes, il plaide pour que personne ne reste seul pour Noël: "Chaque personne peut recevoir un invité et les personnes isolées deux. J'invite nos concitoyens à ne laisser personne seul à Noël. Et cette année a été encore plus dure que d'autres pour beaucoup de gens. On arrête pas de parler de santé publique mais la santé mentale en fait aussi partie. Aujourd'hui, on a plusieurs parties de la population qui sont en grande souffrance, je pense plus particulièrement aux jeunes". 

Des peines d'intérêt général au lieu de sanctions

Justement en ce qui concerne les jeunes, les autorités craignent des fêtes organisées en cachette, des "lockdown parties". Les autorités répètent qu'il y aura des contrôles. Peut-être un peu trop pour Georges-Louis Bouchez: "Il y a un peu trop souvent des propos sentencieux, il faut un propos qui soit clair et qui fasse confiance aux citoyens avec des sanctions qui seront durcies comme ce sera le cas. Mais on doit pouvoir aussi envisager des peines d'intérêt général plutôt qu'uniquement des amendes. C'est trop facile de payer, c'est parfois injuste et ça n'a pas toujours une valeur pédagogique. Pour des récidivistes, on pourrait leur demander de faire un acte en faveur de la société avec une peine d'intérêt général"

Aujourd'hui, les chiffres de l'épidémie ne sont pas bons. Le MR et son président sont en faveur d'un durcissement des sanctions :"On nous parle de durcir les mesures mais c'est un peu une double peine pour l'immense majorité des gens qui respectent les règles. Or, il y a une minorité qui ne les respecte pas et qui n'est pas suffisamment sanctionnée. Il faut donc un contrôle qui soit ciblé, les gens ne sont pas présumé coupables. Il faut faire confiance à la population mais sanctionner ceux qui trichent"

De la créativité

De nombreux Belges se plaignent de la confusion dans les messages qui sont envoyés par les autorités. Georges-Louis Bouchez se défend de participer à la cacophonie qui entoure ces messages: "Je ne me sens pas plus visé que l'ensemble des acteurs politiques qui se prononcent sur la question, en ce compris les experts. Du côté politique, nous devons surtout faire preuve de créativité. Si les chiffres ne baissent plus d'ici au 15 janvier, va-t-on rester avec les coiffeurs fermés jusqu'à la fin du mois de mars? Ca ne serait pas raisonnable de considérer qu'on pourrait les fermer pendant six mois. Il faut donc faire preuve de créativité. Par exemple, en ouvrant les coiffeurs en alternance ou en modifiant les rythmes scolaires, ce ne sont que des idées, pas des propositions"

Le couvre-feu est différent entre les trois régions du pays. Georges-Bouchez remarque : "Tout ce qui est commun aux trois régions renforce l'adhésion. J'entends certains virologues flamands mais aussi la N-VA affirmer qu'il faut renforcer les règles. La N-VA peut peut-être déjà le faire au niveau de la région flamande sur le couvre-feu"

Non à la taxe kilométrique bruxelloise

Autre dossier chaud sur la table du Comité de concertation de ce vendredi, la tarification kilométrique que veut mettre en place la région bruxelloise. Le MR réaffirme son opposition: "Cette taxe en l'état actuel ne peut pas fonctionner. Nous sommes un des pays les plus taxés au monde. Dire aux classes moyennes, aux travailleurs qu'on va encore leur rajouter une taxe, ça n'a pas de sens. On est totalement ouvert à une taxe kilométrique, si on revoit l'ensemble de la fiscalité automobile". 

"Un dossier maudit"

Enfin, Georges-Louis Bouchez a réagi en tant que Montois et conseiller communal d'opposition à la diffusion d'un reportage de la RTBF sur la nouvelle gare de Mons. Un chantier astronomique avec un retard de plusieurs années et un budget multiplié par 10, passant de 37 millions à 324 millions d'euros: "C'est un dossier maudit qui n'a pas été bien monté. Est-ce qu'une ville de taille moyenne comme Mons a besoin d'une gare de 350 millions d'euros alors qu'à l'époque il fallait un million d'euros pour sécuriser la ligne Mons-Bruxelles?". 

Certains au sein de l'opposition "Mons en Mieux" dénoncent une gare édifiée à la gloire d'Elio Di Rupo le bourgmestre à l'époque: "Il ne faut pas personnaliser, je crois que ça pose plutôt la question de la gouvernance au sein de la SNCB, d'Infrabel et dans l'ensemble du niveau ferroviaire. Mais c'est vrai que le bourgmestre de l'époque a travaillé pour avoir cette gare. Quand un projet publique passe de 37 millions d'euros à 350 millions, c'est scandaleux. Les gens on besoin de trains pour se déplacer, ils n'ont pas besoin de gare pour admirer", conclut Georges-Louis Bouchez. 

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