Georges-Louis Bouchez condamne fermement le conseiller communal MR qui voulait "casser du casque" à La Boum 2

Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a pris connaissance "avec stupeur" des images et des propos publiés sur Facebook par Julien Reintjens, un conseiller communal MR à Châtelet, à l’égard de la police. "Je condamne fermement une telle attitude qui n’a pas sa place au MR", a réagi mardi sur Twitter le président des libéraux francophones.

"J’ai demandé le renvoi de l’intéressé devant le comité de conciliation et d’arbitrage du Mouvement qui mènera la procédure qui s’impose", a-t-il poursuivi en assurant que "le MR soutient sans relâche les femmes et les hommes qui nous protègent au quotidien".

Conseiller communal à Châtelet, Julien Reintjens avait publié sur Facebook plusieurs messages contre la police, affirmant notamment vouloir "casser du casque" en marge de la Boum 2 organisée le 1er mai dans le Bois de la Cambre.

Détail piquant, cet élu local est membre du Conseil de police de Châtelet. Le chef de zone Philippe Borza "condamne les propos et les actes, pour autant qu’ils soient avérés. Et je me réserve le droit de me constituer partie civile au nom de la zone de police si l’image de la zone ou d’un membre du personnel devait être entachée."

Il ne se présente pas souvent au Conseil Communal

Réaction également du bourgmestre de Châtelet, Daniel vanderlick : "Je ne connais pas bien ce monsieur parce qu’il ne se présente pas souvent au Conseil Communal. Il ne s’est présenté que trois ou quatre fois en deux ans et demi. Ma marge de manœuvre est très limitée. Je n’ai pas le pouvoir de sanctionner ce conseiller d’opposition et si le MR décide de l’exclure, il pourra toujours siéger en tant qu’indépendant."

Mais qui est Julien Reintjens?

Contacté par nos soins, le patron du MR local à Châtelet, Daniel Soudant décrit Julien Reintjens comme quelqu'un de plutôt doux et conciliant. Il faudrait y voir le témoignage de quelqu'un qui connait une phase très difficile et une descente aux enfers. "Mais peu importe. Les propos tenus sont inacceptables politiquement. Il n'est plus question ici de liberté d'expression mais d'appel à la haine et à la violence. Et nous ne pouvons pas accepter cela. Je laisserai encore Julien se défendre et donner sa version parce qu'il a droit à s'expliquer. Et ensuite le parti prendra une position."

Sujet JT du 02/05/2021

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