Georges-Louis Bouchez: "Armand De Decker est un fardeau pour le MR"

C'est l'actualité du moment. Si les affaires du Samusocial et de Publifin éclaboussement essentiellement le PS, le Kazakhgate pollue la communication du MR. Le délégue général du Mouvement réformateur, Georges-Louis Bouchez, était l'invité de Jeudi en prime. Et pour le Montois, qui se dit toujours "très clair", Armand De Decker doit quitter la fonction de bourgmestre de la commune bruxelloise d'Uccle : "A titre personnel, je considère qu'Armand De Decker doit comprendre qu'il est devenu un fardeau pour sa famille politique. On ne doit pas entraver notre projet politique pour cette affaire, qui en permanence, revient, et nous empêche de développer à certains moments, des idées. La situation n'est pas aussi grave qu'au PS mais je crois que maintenant, il doit l'admettre et travailler dans l'intérêt de sa formation politique." Pas sûr néanmoins que cet appel soit entendu du côté de la place Jean Vander Elst, où se situe la maison communale d'Uccle. Et si l'on entend bien Georges-Louis Bouchez, à la toute fin de l'interview, le Montois pense qu'Armand De Decker ne se présentera pas face à ses électeurs aux communales de 2018. Qu'en penseront les barons locaux ucclois, comme Didier Reynders ou Boris Diliès ?

"Vomir le PS"

Dans le nouveau magazine politique Wilfried, Georges-Louis Bouchez déclare "vomir le PS". On a connu jugement plus nuancé. Mais le Montois assume : "Je n'ai aucun problème avec la gauche, et les idées de gauche. Le parti socialiste qui veut, comme organe, uniquement conquérir le pouvoir et occuper le pouvoir, sans plus aucune idéologie, sans plus aucun programme, ça, effectivement, c'est quelque chose que je rejette. Au PS, on le voit avec le chantier des idées, y a plus d'idées, plus de proposition, on s'occupe des affaires du matin au soir. C'est un petit peu 'sauve-qui-peut'. Au PS, on lance beaucoup de choses, et on ne conclut pas finalement." Très remonté contre le parti socialiste, le libéral estime qu'il faut rejeter dans l'opposition le parti rouge : "Le parti socialiste gouverne la Wallonie et les grandes villes de Wallonie depuis près de 50 ans. A mon sens, s'il y a l'occasion de former des majorités sans le parti socialiste, que ce soit dans les grandes villes, au niveau de la région ou du fédéral, il faut le faire. En interne, je milite pour qu'il y ait le moins d'alliance avec le PS." Peu probable que ce point de vue soit partagé par tous les libéraux, à la Toison d'Or, siège du parti ou à Bruxelles-Ville par exemple...

Pour la route, Georges-Louis Bouchez assène un dernier jugement assassin envers son parti politique favori : "Je ne crois pas même pas que le parti socialiste soit plus mauvais que les autres. Quand on reste au pouvoir pendant autant d'années, toutes les dérives que l'on connait maintenant sont quasi naturelles, quel que soit le mouvement politique. Le problème du parti socialiste, c'est que cet ancrage dans le pouvoir depuis tant d'années leur a fait perdre son idéal, son projet politique, et à créé toutes les dérives auxquelles on assiste."

Un an après avoir été exclu de la majorité montoise par le premier des socialistes, Elio Di Rupo, Georges-Louis Bouchez n'a pas caché son rejet franc et massif du PS. Il n'est pas interdit de penser que c'est réciproque...

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