Georges Gilkinet: "Il y a au MR une évolution dans le discours dont nous nous réjouissons"

C’est une des grandes inconnues des négociations en cours : Ecolo va-t-il monter dans une coalition au niveau du gouvernement wallon et de la FWB ? La note de synthèse d’Elio Di Rupo (PS) pour entamer ces négociations est toujours attendue, tandis qu’Ecolo a déjà déposé la sienne. Invité sur la Première, le chef Ecolo à la Chambre Georges Gilkinet souligne que son parti est "prêt à participer, mais pas à toutes conditions".

"Nous avons passé un été particulièrement studieux en rédigeant des notes et nous avons répondu à chaque invitation", explique-t-il. "Pour les écologistes, le pouvoir n’a jamais été une fin en soi. Nous irons dans ce gouvernement si des conditions sont réunies en termes de travail, de confiance, de rupture avec certaines politiques passées."

Il souligne la capacité d’Ecolo à "faire des accords", comme le démontre la mise en place du nouveau gouvernement bruxellois, avec deux ministres Ecolo-Groen.

Nous voulons vérifier la sincérité de ces engagements

S’il existe des pierres d’achoppement entre MR, PS et Ecolo dans les négociations, Georges Gilkinet l’assure : "Il y a certainement des points de convergences". Et même si la campagne d’Ecolo vis-à-vis du MR était particulièrement virulente, le chef Ecolo à la Chambre constate "dans le chef du MR une évolution dans le discours dont nous nous réjouissons. Nous voulons vérifier la sincérité de ces engagements".

Autre dossier : la désignation d’un candidat commissaire européen. Georges Gilkinet réclame au gouvernement fédéral en Affaires courantes (actuellement minoritaire) qu’il y ait, "vu l’importance de ce poste, un débat préalable sur ce que nous voulons pour l’Europe, pour fixer un cadre dans lequel on agit".

Quant aux discussions au niveau fédéral, il répète : "PS et N-VA peuvent se parler s’ils ont envie de se parler, nous attendons le rapport des informateurs royaux [le 9 septembre, ndlr] et nous avons dit que nous restions à leur disposition malgré notre non-participation à la dernière réunion qu’ils ont convoquée."

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