Georges Gilkinet (Ecolo) : "Dans les lignes budgétaires que nous avons fixées, il y a une grosse part pour le rail"

L’Ecolo Georges Gilkinet était l’un des invités de la matinale de Matin Première, ce jeudi. Alors que le gouvernement De Croo prêtera serment dans la matinée, l’élu endossera le rôle de Vice-premier ministre, chargé de la Mobilité et des Transports. Il l’assure, il travaillera pour "combler le trou" du précédent gouvernement en matière de transports.

Georges Gilkinet emboîte le pas aux formateurs Paul Magnette et Alexander De Croo et se veut positif quant à la formation récente du nouveau gouvernement belge, actée ce mercredi 30 septembre. Il se félicite de l’entrée, désormais officielle, du parti vert au gouvernement après 17 ans sur les bancs de l’opposition. "Il y a un soulagement de tous les Belges d’avoir un gouvernement", estime-t-il avant d’insister que cette nouvelle équipe portera un "projet vert, social et qui vise à créer l’emploi".

Et l’élu Ecolo insiste, le ton a changé. Exit la Suédoise, place à la Vivaldi : il estime que l’ambiance est à "l’apaisement". Il pointe du doigt la politique menée par la N-VA lors de la précédente législature. "Ce qu’on a connu avec la N-VA qui tenait le crachoir et imposait ses politiques" ne se reproduira pas, selon lui.

"Combler le fossé"

Dans cette nouvelle équipe gouvernementale, Georges Gilkinet portera la casquette de Ministre de la Mobilité et des Transports. Il succède ainsi aux libéraux François Bellot et Jacqueline Galant. Il pointe d’ailleurs la responsabilité de cette dernière dans le "retard" pris en matière de transports publics : "Je veux combler le fossé en termes de mobilité, rattraper les retards qui sont la conséquence du dernier gouvernement incarné par Madame Galant."

Et l’objectif est ambitieux puisqu’au-delà combler le fossé du précédent gouvernement, l’accord du nouveau gouvernement belge prévoit aussi de nouveaux investissements. "Dans les lignes budgétaires que nous avons fixées ensemble, il y a une grosse part pour le rail, insiste-t-il. L’objectif est de revenir à la trajectoire d’investissement prévue pour entretenir le rail et déployer une nouvelle offre en matière de train." Il donne l’exemple des trains de nuit qu’il qualifie "d’enjeu extraordinaire en matière de mobilité".

Mais que créer de nouvelles lignes, faire circuler de nouveau trains, cela prend du temps. Que peut-on attendre pour les prochains mois et les prochaines années ? "La politique en matière de SNCB pourra démarrer immédiatement", répond celui qui deviendra ministre en la matière dans la matinée.

Même chose pour la politique en matière de voitures de société : "Nous allons faire en sorte que les voitures de société qui sont là soient moins polluantes et il y a une perspective de remplacement de ces voitures par un vrai salaire et leur donner une alternative à la voiture."

La caution Ecolo ?

Accusés d’être "une étiquette verte sur une voiture violette" lors de leur dernière participation à l’exécutif, les écologistes n’entendent pas être une caution dans cette coalition Vivaldi. Selon Georges Gilkinet, il y a "des marqueurs évidents" que ce ne sera pas le cas. Concernant les aspects écologiques de l’accord, le Ministre en devenir estime que "ce n’est pas seulement une préoccupation des écologistes mais elle est partagée par l’ensemble du gouvernement".

"On a beaucoup appris au fil de ces années. Nous avons eu des bourgmestres, de l’eau a coulé sous les ponts", assène l’écologiste qui assure que son parti ne commettra pas les erreurs du passé. "On réussira ensemble ou on échouera ensemble, c’est mon sentiment", conclut-il.

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