Georges Gilkinet à propos des voyages à l'étranger : "Il n'est plus temps de se déplacer pour des raisons de loisirs"

Le comité ministériel restreint se réunit ce lundi matin. Les experts s’inquiètent de la présence de variants de plus en plus importante en Belgique. Georges Gilkinet, vice-Premier ministre et ministre fédéral de la Mobilité (Ecolo) doit participer à cette réunion. Il était aussi l’invité de la Matinale sur la Première. L’occasion de lui demander si la situation actuelle est préoccupante.

"La situation est préoccupante depuis un an. Avec le gouvernement on essaye de reprendre la situation en main en donnant un cap clair à nos citoyens", répond Georges Gilkinet d’emblée. Par rapport à la situation actuelle, le vice-Premier rappelle que la Belgique est dans une bonne position en ce moment par rapport à la gestion de la pandémie, mais cela ne doit pas nous empêcher d’être attentifs à la situation plus problématique de pays avec lesquels nous avons des échanges. Il y a, par ailleurs, l’apparition de la variante britannique du virus beaucoup plus contagieux et présent en Belgique. "Il faudra prendre des mesures complémentaires, les plus intelligentes possibles, les mieux ciblées possibles, pour être efficace et sortir de cette pandémie…".

Les voyages à l’étranger

En tant que ministre fédéral de la Mobilité, lors du Conseil des ministres restreint de ce matin, il devra aussi gérer une partie des mesures et notamment celles qui encadrent les déplacements à l’étranger avec le Royaume-Uni, par exemple. Pourrait-on fermer les frontières ? Georges Gilkinet rappelle que nous nous trouvons dans un cadre européen avec une liberté de déplacement qu’il faut maintenant combiner avec la nécessité de maîtriser le virus. Pour le ministre, en dehors des déplacements pour des raisons familiales ou professionnelles : "Il n’est plus temps de se déplacer pour des raisons de loisirs" et cela en raison des sacrifices réalisés depuis le début de la pandémie. Et de rappeler aussi que les hôpitaux sont toujours sous pression et que de nombreux secteurs comme l’HoReCa, la culture ou les coiffeurs sont à l’arrêt. Dès lors : "Il faut poursuivre l’effort et on ne peut pas accepter que certains mettent à mal l’effort réalisé par tous les autres".

Et justement, est-il possible d’interdire les voyages pour des raisons de loisirs ? Le ministre fédéral de la Mobilité le reconnaît, cela est compliqué, mais "on va certainement renforcer les règles applicables à ceux qui décident d’aller à l’étranger avec des exceptions (les professionnels des transports, par exemple)". Et Georges Gilkinet poursuit : "On doit donner un signal encore plus clair. Les voyages à l’étranger sont fortement déconseillés, encore plus que fortement déconseillés en cette période difficile que nous vivons".

Ce qui est essentiel

En matière de voyage, qu’est-ce qui est essentiel ? Pour les frontaliers, faire ses courses chez nos voisins, par exemple ? Le vice-premier rappel qu’il est toujours possible de faire ses courses en Belgique. Idem, concernant les vacances : "On va redonner un signal encore plus clair, si nécessaire, pour dire que les voyages à l’étranger ce n’est pas une bonne idée pendant les vacances de carnaval".

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