Georges Gilkinet (Ecolo): "La N-VA n'est plus là, la ministre Marghem est-elle prête à travailler avec l'opposition ?"

En plein crise politique, Georges Gilkinet était au micro de Rachel Crivellaro sur La Première ce jeudi. Il est revenu sur les récentes propositions amenées par son parti dans la foulée du départ du gouvernement de la N-VA. Pour le chef de groupe Écolo à la Chambre, un gouvernement en affaires courantes est synonyme de nouvelles alliances et de nouvelles opportunités. Il en appelle à la collaboration pour former des majorités alternatives.

Avec un gouvernement en affaires courantes, il y a des opportunités à saisir

Maintenant que le gouvernement est minoritaire, les verts se positionnent comme meneurs de l'opposition et en faveur d'alliances à "géométries variables". Georges Gilkinet explique ainsi qu"avec un gouvernement en affaires courantes, il y a des opportunités à saisir pour faire avancer des dossiers qui sont importants pour Écolo". Parce que pour les Verts les enjeux sont simples : faire allier transition écologique avec justice sociale. Et il le prévient, il n'est plus question de faire porter le chapeau aux régions ou à la N-VA.

"La N-VA, d'après les membres du gouvernement, bloquait toute décision sur une option claire de sortie du nucléaire. La ministre Marghem a toujours dit : 'Je voudrais bien mais je peux point. La N-VA m'empêche de le faire.' On lui dit 'chiche' maintenant. Est-ce que vous êtes prête à travailler avec l'opposition ?"

Peu de marge de manœuvre

Mais un gouvernement en affaires courantes rime également avec un budget moins flexible, ce qui laisse peu de marge de manœuvre pour les nouveaux projets. À cela, le chef de groupe Écolo répond qu'il faudra "faire preuve de créativité et de volontarisme budgétaire". Il continue en soulignant que la répartition de la TVA comme elle a été organisée jusqu'ici mérite d'être repensée et non diminuée. Selon, le représentant des écologistes, une redistribution plus intelligente des quelques 500 millions d'euros que la taxe sur la valeur ajoutée représente permettrait de répondre aux demandes des citoyens.

Des citoyens qui ont fait entendre deux choses à travers le mouvement des gilets jaunes, selon Georges Gilkinet, "une véritable crainte de tomber dans la précarité mais aussi une remise en cause du système démocratique". Pour Ecolo, il est surtout urgent d'aider ces citoyens à consommer mieux et à consommer moins. Autre objectif, un renouvellement démocratique, et les Verts ne se disent pas opposés à un système de référendums.

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