Généraliser la zone 30 à Bruxelles : une des mesures phares de l'accord des négociateurs bruxellois

Les négociateurs bruxellois ont quasiment bouclé leur accord de majorité. Parmi les mesures prévues, celle de l’instauration d’une zone 30 généralisée, à l’exception des voiries structurantes, pour le 1er janvier 2021. L’objectif de cette mesure est de réduire la place de la voiture, de "stimuler la mobilité active, et de développer les zones piétonnes. C’est ce que révélait le quotidien "Le Soir" dans ses pages, ce samedi. Cette idée avait déjà été proposée par Pascal Smet, alors ministre de la Mobilité, en 2017. Mais, elle avait été refusée par les autres partis de la majorité formée par le PS, Défi et le cdH, ainsi que par les Verts (Ecolo et Groen) en 2018. 

Pour l’association d’automobilistes Touring, cette idée de faire de la limite à 30 km/h une règle dans toute la Région bruxelloise n’est pas mauvaise, car cela apporte de la clarté, ainsi que l’explique le porte-parole de Touring, Lorenzo Stefani. "C’est clair pour tout le monde. On arrive dans une ville qui est Bruxelles, et tout ce qui est résidentiel sera à 30 km/h dans chaque commune. Par contre, Touring demande que, sur les grands axes, il y ait encore une politique cohérente et justifiée de la vitesse par rapport à l’infrastructure, au climat, aux heures de pointe et qu’on puisse encore rouler à 50 ou 70 km/h".

Selon les plans des négociateurs bruxellois, il sera encore possible de rouler à plus de 30 km/h dans Bruxelles. Les grandes artères, ou les tunnels de la Petite Ceinture, ne seront, par exemple, pas concernés par cette règle. Tout cela serait accompagné d’adaptation d’infrastructures pour faire respecter cette limite de 30 km/h. "L’aménagement de l’infrastructure est capital pour atteindre l’objectif de la zone 30, qui est l’adhésion. Instaurer une zone 30 sans infrastructures et sans contrôles va faire qu’il y aura de l’agressivité. On n’atteindra donc pas non plus un indice de sécurité suffisant," affirme Lorenzo Stefani.

Quelques statistiques 

La sécurité des usagers faibles est l’objectif prioritaire de cette mesure. On estime qu’un piéton renversé par une voiture a deux fois plus de chance de survivre s’il est percuté à 30 km/h qu’à 50 km/h, et 5 fois plus qu'à 70 km/h. Enfin, selon une étude française, baisser la vitesse en ville à 30 km/h permet un meilleur partage du trafic. Cela entraîne un report de 20% du trafic sur les transports en commun. 

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