Garder la même coalition au gouvernement bruxellois: c'est la "meilleure solution" pour Guy Vanhengel

Dans la crise actuelle, Guy Vanhengel (OpenVld), ministre bruxellois du Budget et des Finances, garde sa confiance envers le ministre-président Rudi Vervoort (PS): "Avant qu'éclate l'affaire du Samusocial, le gouvernement bruxellois était déjà en route pour créer une nouvelle culture politique et une meilleure gestion" déclare-t-il à la RTBF. Il rappelle qu'en Région bruxelloise les majorités francophone et néerlandophone se font de manière totalement indépendante. S'il faut changer la majorité francophone, et en exclure le PS comme le demande Benoît Lutgen (cdH), "c'est aux francophones d'en décider. Mais je constate que la Région bruxelloise paie les frais de dégâts collatéraux occasionnés par des politiques qui proviennent essentiellement du côté wallon. Tout comme en Flandre, les états-majors des partis flamands essaient d'influer sur la situation bruxelloise pour en tirer profit devant l'opinion publique flamande. La Région bruxelloise doit être respectée aussi bien par les Wallons que par les Flamands".

Maingain ministre-président? "Ce serait très difficile"

En cas de changement de majorité au gouvernement bruxellois, que penserait Guy Vanhengel de l'arrivée du président de DéFI Olivier Maingain au poste de ministre-président? "Il faudrait d'abord lui demander s'il est intéressé. Mais je crois que ce serait très difficile, ce n'est pas à l'ordre du jour".

"Tout le monde a été dégoûté en apprenant ce qui s'est passé au Samusocial et dans d'autres sous-structures de la Région et de la Ville de Bruxelles" poursuit Guy Vanhengel, mais pour autant le Parti socialiste n'est pas devenu infréquentable, selon lui. "Dans chaque parti nous connaissons ce type de problème d'éthique personnelle. Au PS on a agi: Mayeur et Peraïta ont démissionné. Une partie du problème vient aussi d'éléments systémiques: on a trop d'ASBL, de sous-structures. Là aussi le politique doit agir et le gouvernement bruxellois veut le faire".

Il faut "garder son sang-froid"

Guy Vanhengel ne craint pas un blocage des institutions. Il appelle chacun dans la majorité bruxelloise actuelle à "garder son sang-froid et à ne pas trop se laisser guider par ce qui se passe en Wallonie ni par ce qu'on voudrait en Flandre". Dans le système fédéral belge, "l'asymétrie (entre les différentes majorités) devient de plus en plus visible. Cela doit être gérable, mais cela demande naturellement un comportement adulte de tous les partis autour de la table".

"Je crois que la démarche de Benoît Lutgen n'a pas été très habile et surtout n'est pas profitable pour le région bruxelloise" dit encore Guy Vanhengel. Pour lui, la meilleure solution, c'est un statu quo de la coalition francophone. L'arrivée de DéFI ou une majorité qui comprendrait le MR et le PS lui semble "très compliquées".

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