Gaia interpelle la ministre Tellier à propos des "usines à chiots"

Le collège de Bernissart a rendu un avis défavorable concernant une demande de régularisation d'un élevage professionnel de chiens à Blaton. L'association de défense des animaux Gaia, qui se réjouit de cet avis, demande à la ministre du Bien-être animal de mettre fin aux "usines à chiots".

L'association Gaia réagit après la divulgation de l'avis défavorable émis par le collège de Bernissart concernant une demande de permis d'environnement introduite par l'élevage "Happy Dogs". Ce permis vise à mettre en conformité et à étendre les installations que possède l'éleveur à la rue d'Ath à Blaton, dans l'entité de Bernissart. "L'usine à chiots de la SRL "Happy Dogs" à Blaton est une véritable catastrophe en terme en bien-être animal", déclare dans un communiqué Michel Vandenbosch, le président de Gaia.

232 courriers de réclamations

"Ayant introduit une réclamation contre la demande de l'élevage de chiens, notre association est heureuse de constater que le collège a pris en compte les 232 courriers de réclamations et observations. Nous sommes particulièrement satisfaits que le collège ait exprimé son souhait que pour des raisons de bien-être animal ce genre d'exploitations ne soit pas autorisé", poursuit le président.


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Gaia espère que le Service public de Wallonie Agriculture, Ressources naturelles et Environnement, qui doit se charger de la suite de la procédure, rendra également un avis négatif.

Pour Gaia, la loi doit être renforcée

Depuis de nombreuses années, Gaia s'oppose à ce système d'exploitation dénommé les "usines à chiots". Les plaintes reçues concernent la vente de chiots présentant des symptômes de maladies, ce qui constitue une infraction à la loi relative à la protection et au bien-être animal.

"Il faut impérativement que la loi soit renforcée en vue de mettre un terme à ce genre d'exploitation. Nous faisons appel à la ministre wallonne du Bien-être animal, Céline Tellier (Ecolo), pour qu'elle prenne d'urgence les mesures légales nécessaires afin de mettre fin une bonne fois pour toutes au phénomène des 'usines à chiots'", conclut Michel Vandenbosch.

 

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