Futur centre d'asile à Bilzen : un officier le liaison sera chargé de fluidifier la communication avec la population

Le ministre flamand des Affaires intérieures Bart Somers et le bourgmestre de Bilzen Johan Sauwens
Le ministre flamand des Affaires intérieures Bart Somers et le bourgmestre de Bilzen Johan Sauwens - © ERIC LALMAND - BELGA

Le ministre flamand des Affaires intérieures Bart Somers (Open-Vld) a effectué ce mercredi une visite de travail auprès des autorités locales de Bilzen, où un bâtiment destiné à accueillir des demandeurs d'asile a été la cible d'un incendie criminel dimanche.

M. Somers a exprimé à cette occasion son effroi envers les faits criminels du week-end. Il a annoncé la désignation d'un officier de liaison qui sera chargé de fluidifier la communication vers les autorités locales ainsi que la population de Bilzen.

Dans un point presse, M. Somers a toutefois aussi pointé l'élan de solidarité affiché par une partie de la population après ce geste xénophobe.

"Cette réaction humaine fait aussi très chaud au cœur", a commenté le ministre.

"Au début il y a beaucoup de confusion et d'angoisse, mais avec le centre d'expertise prévu à cet effet, nous souhaitons organiser des soirées d'information pour la population locale. Avec ces experts, nous voulons être présents sur le terrain dès le premier jour pour assister le bourgmestre, l'administration locale et la population", a indiqué M. Somers.

Pour les autorités locales, une information plus claire et complète aurait sans doute permis d'apaiser la situation.

"Si les autorités publiques, la Croix-Rouge, Fedasil et la commune avaient bien communiqué, cela aurait permis de faciliter les choses ici à Bilzen. Quatre-vingts pour cent des gens sont généralement contre quelque chose qui leur est inconnu", a ainsi rappelé l'échevin de l'Intégration, Johan Steegen.

Le bourgmestre de Bilzen, Johan Sauwens, a salué la désignation d'un officier de liaison par le gouvernement flamand.

"C'est une bonne chose que nous recevions un soutien de la Flandre. Il y avait ici beaucoup de frustration parce que nous avions trop peu d'informations, y compris au sein de l'administration communale. Grâce à ce soutien, on pourra écouter la population, car les gens ont le droit d'être entendus. Il faut établir un dialogue. Nous prenons très clairement distance par rapport à la haine et la violence, mais nous sommes aussi très engagés auprès des citoyens", a-t-il insisté.

Journal télévisé 12/11/2019

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