Fusion des 5 TEC en une seule société de transports et service minimum des bus: méfiance des syndicats

Fusion des 5 TEC en une seule société de transports: méfiance des syndicats
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Le programme du nouveau gouvernement wallon MR-cdH consacre un chapitre important à la mobilité et en particulier aux transports en commun puisqu'il précise que "les efforts seront consentis afin que la part modale de la voiture individuelle diminue, au profit des autres modes (bus, train, vélos, marche à pied…)".

Il précise notamment que "par une digitalisation accrue, la Société Régionale Wallonne de Transport (SRWT) veillera à présenter une meilleure offre de services et ainsi augmenter le nombre de ses usagers. En concertation avec les autres opérateurs de transport public, les TEC s’engageront dans un processus de billetterie unique et de tarifs harmonisés pour répondre aux besoins des utilisateurs".

Mais surtout, "Le Gouvernement renforcera le rôle de la Société Régionale Wallonne de Transport (SRWT) comme opérateur public unique de la mobilité en Wallonie et veillera à l’inscrire dans un processus de digitalisation. Le groupe SRWT-TEC mettra en oeuvre rapidement son plan de transition et sa réorganisation vers une structure juridique unique". 

Autrement dit, une fusion. Des structures (les 5 TEC au sein d'une seule société régionale), ont dit Olivier Chastel et Benoît Lutgen au moment de la présentation de l'accord: le but est de supprimer des administrateurs, pas des emplois. Mais ils n'ont visiblement pas convaincu tout le monde...

"De fausses promesses"

Bruno Belluz est un syndicaliste fâché. Il est secrétaire permanent de la CSC, secteur transport. L’évolution du groupe TEC, c’est son dossier. Sur le papier, le projet du nouveau gouvernement MR-CDH a de quoi le séduire. La fusion des 5 entités du groupe TEC vers la Société Régionale wallonne du transport, il est pour. L’ambition exprimée de créer plus de lignes, de développer le réseau, il est pour aussi. Problème : il n’y croit pas une seule seconde.

"C’est toutes des promesses auxquelles on adhérerait mais si on se dit qu’il y a peu de temps, le CDH qui était dans la majorité a décrété une réduction des budgets de 10% sur 3 ans par rapport à ce que disait le contrat de service public, ce ne sont même plus des doutes, je dis que ce sont des fausses promesses".

Concernant l’évolution des relations sociales au sein de groupe TEC, Bruno Belluz est aussi pessimiste. Une phrase de cet accord MR-CDH l’a particulièrement marqué: "'La Société Régionale Wallonne du Transport (SRWT) et les services publics de transport wallon
garantiront la continuité d’un service de transport, tant vers les établissements d’enseignement (notamment en période d’examen) que vers les établissements hospitaliers'. Pour moi, c’est clair, c’est un appel à organiser le service minimum
". Et ça, selon le syndicaliste, ce sera une déclaration de guerre.

Ses mots expriment de la colère. Le secrétaire permanent de la CSC espère malgré tout que les changements envisagés n’auront pas d’impact en termes d’emploi pour les travailleurs du groupe TEC.

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