Frank Vandenbroucke se défend d'avoir utilisé le mot "électrochoc" : "Les avis du Celeval étaient plus durs que ce qui a été décidé". De Paris, Alexander De Croo le défend

Frank Vandenbroucke se défend d'avoir utilisé le mot "électrochoc" : "Les avis du Celeval étaient plus durs que ce qui a été décidé"
Frank Vandenbroucke se défend d'avoir utilisé le mot "électrochoc" : "Les avis du Celeval étaient plus durs que ce qui a été décidé" - © POOL STEPHANIE LECOCQ - BELGA

"Je n'ai pas utilisé le mot électrochoc. Jamais". Le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke (sp.a), a expliqué mardi en commission de la Chambre les propos tenus vendredi dernier à la sortie du comité de concertation.

Interrogé par la VRT, le ministre de la Santé avait justifié la réouverture des magasins dits "non-essentiels", mesure entrée en vigueur ce mardi. Ces propos ont suscité un tollé auprès des commerçants et au sein même de la majorité fédérale, MR en tête.


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Il confirme qu'aucun assouplissement n'est prévu pour Noël

"Il ne faut pas écouter ce qu'on dit que j'ai dit mais ce que j'ai dit. J'ai expliqué maintes fois que l'argument était de limiter les déplacements, ce qui imposait des mesures urgentes et drastiques", a-t-il expliqué.

"Je n'ai pas non plus dit qu'il n'y avait pas de base scientifique. Les avis du Celeval (cellule fédérale d'évaluation, ndlr) étaient plus durs que ce que nous avons décidé, bien qu'une une réouverture contrôlée des magasins ne constituait pas un risque très important." Des déclarations que son cabinet avait déjà rendues publiques la veille.

Frank Vandebroucke a enfin rappelé qu'aucun comité de concertation ne serait convoqué d'ici janvier, balayant ainsi l'intention des partenaires PS et MR de discuter éventuellement d'un assouplissement en fin d'année si les chiffres de l'épidémie sont bons. "Il faut éviter à tout prix une troisième vague. Le vrai espoir à terme, ce n'est pas les vaccins, mais une campagne de vaccination bien réussie", a ajouté le ministre.

A Paris, Alexander De Croo défend son ministre de la Santé

Interrogé à Paris, après son entrevue avec le Président Macron, le Premier ministre belge, Alexander De Croo a répondu à une question portant sur les critiques dont fait l'objet le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke.  Le  Premier ministre a pris sa défense. "Dans une situation comme celle-ci, avec des mesures qui ne sont pas évidentes, des mesures sociales pas évidentes, des mesures mentales pas évidentes, à un moment donné, qu'il y ait des critiques, je pense que c'est normal", a déclaré Alexander De Croo. 


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"Ce qui, à un moment donné est le plus important, c'est qu'on voit des résultats. On a été deux fois les plus mauvais élèves d'Europe.  Cette fois-ci, on va prendre des mesures qui sont nécessaires et on va les  respecter. Ces mesures sont nécessaires", a déclaré le Premier ministre. Et, par rapport à ceux qui critiquent les mesures prises : "Je trouve un peu étonnant, et j'ai parfois l'impression que, il y a 5 semaines, ceux qui se demandait comment il était possible qu'en Belgique on soit de nouveau dans cette situation-là, que ces personnes ont la mémoire courte", a estimé Alexander De Croo.

Sujet JT du 1/12/2020 :

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