François De Smet, candidat à la présidence de DéFI: "J'espère la jouer plus collectif que par le passé"

Candidat à la présidence de son parti, DéFI, François De Smet est l’invité du Grand Oral RTBF/Le Soir ce samedi 19 octobre sur La Première et ce dimanche 20 octobre sur La Trois. Au menu : la présidence de DéFI, l’arrivée d’une nouvelle génération politique, le problème catalan et l’accord sur le Brexit.

Devant cette candidature, la première question qui surgit, c’est la manière dont il appréhende un potentiel mandat. Son prédécesseur, Olivier Maingain, sort en effet d’un mandat de plus de 25 ans. Il était la figure de proue de son parti. "Si vous voulez dire que la marque DéFI reste moins connue que la marque Maingain, c’est vrai", avoue-t-il. "DéFI est surtout connu pour quelques noms, quelques bastions. On peut parler de barons, mais c’est un peu péjoratif".

La jouer plus collectif

Mais comment espère-t-il prendre la succession d’Olivier Maingain ? "J’espère le faire, avec une équipe, et peut-être en la jouant un peu plus collectif qui ce qui a pu être fait par le passé. Je veux arriver à incarner une nouvelle génération et je ne suis pas tout seul. Tout comme Olivier Maingain n’était pas tout seul".

Le rôle d’un président est aussi de mener les discussions lors des formations de gouvernements. En Belgique, il n’en reste qu’un à faire aboutir : le fédéral. La N-VA est positionnée comme premier parti en Flandre. Si le parti DéFI d’Olivier Maingain n’a jamais caché son animosité envers les nationalistes flamands, François De Smet montre un peu plus de mesure : "Par rapport au Vlaams Belang, je les mets à l’écart, je ne les mets pas dans le même sac. C’est tout le problème de ce parti : vous avez des gens tout à fait respectables, vous avez des conservateurs, vous avez des libéraux, et vous avez une frange issue de l’extrême droite, mais qui est en train de prendre le pouvoir". Les juge-t-il pour autant fréquentables ? "C’est en train de devenir un parti dans lequel la ligne identitaire et nationaliste l’emporte sur la ligne libérale et pragmatique. Et a fortiori, même si je ne les mets pas au même niveau que le Vlaams Belang, il me paraît impossible de gouverner avec eux".

Dutroux toujours aussi dangereux

François De Smet est aussi amené à commenter la situation de Marc Dutroux, dont la libération conditionnelle est de moins en moins taboue au sein des instances judiciaires. Il temporise : "Dutroux est loin d’être dans des conditions de libération acceptables. Il reste dangereux. Cela dit, son avocat Maître Dayez, a raison : il faut revoir notre système pénitentiaire".

François De Smet était interrogé par Himad Messoudi, Béatrice Delvaux et Bertrand Henne.

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