François Bellot (MR): "Il manque un outil pour contraindre les ministres à travailler ensemble"

François Bellot, ministre de la Mobilité (MR)
François Bellot, ministre de la Mobilité (MR) - © RTBF

Ministre fédéral de la Mobilité, François Bellot (MR) est ce samedi 9 juin l’invité du Grand Oral RTBF-Le Soir à 13h15 sur La Première. Quelques jours après l’ouverture du procès de la catastrophe de Buizingen, il partage sa vision de la mobilité en Belgique et défend son bilan.

"Ma feuille de route, c’est la déclaration gouvernementale", commente François Bellot. Il défend son bilan : "Le chemin parcouru en deux ans est très important. On a engrangé 7 projets de loi, plus le nouveau plan de transport, plus 5,1% de trains, plus le plan d’investissement. Nous prenons aujourd’hui des décisions dans le ferroviaire dont on mesurera les effets dans 4 ou 5 ans seulement.

Un État compliqué

Le ministre fédéral regrette cependant les difficultés soulevées par la structure institutionnelle de la Belgique. "Depuis la réforme de la mobilité et la répartition des compétences entre entités fédérées, on n’a jamais trouvé le moyen de coordonner les acteurs ensemble", explique-t-il. "La réforme institutionnelle complique terriblement les choses. Ce qui manque, c’est un outil qui contraint les ministres à travailler ensemble".  

La SNCB

À son entrée fonction, François Bellot avait dressé un portrait peu flatteur de la SNCB. "J’ai pu rétablir le dialogue entre la SNCB et Infrabel, j’ai donné ma vision et j’ai rappelé que l’essentiel c’est le voyageur", souligne le ministre. "À un moment donné, j’étais tellement agacé par la dégradation de la ponctualité que j’ai demandé la désignation de managers de ligne. Deuxièmement, la partie variable de la rémunération des cadres est conditionnée en partie par les résultats de la ponctualité. Troisième chose, l’évolution des faits de tiers est inquiétante. En octobre et novembre 2017, ils ont justifié plus de retards qu’Infrabel et la SNCB ensemble. C’est pourquoi nous avons adopté une loi sur les amendes administratives. Enfin, nous avons amélioré les procédures. Il faut savoir qu’il y avait 17% des premiers trains du matin qui démarraient en retard ! Chacun doit s’approprier la responsabilité de la ponctualité", conclut François Bellot.

L’interview de François Bellot a été réalisée par Benoit July, chef du service économique du journal Le Soir, Jean-Pierre Jacqmin, directeur de l’information à la RTBF, et Jacques Crémers, chef de la rédaction de La Première/RTBF.

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