François Bellot annonce "5,1% d'offre ferroviaire en plus" dès décembre

François Bellot annonce "5,1% d'offre ferroviaire en plus" dès décembre
François Bellot annonce "5,1% d'offre ferroviaire en plus" dès décembre - © Tous droits réservés

Au lendemain de la Journée sans voiture, le ministre fédéral de la Mobilité François Bellot (MR) est l'invité de Matin Première. Il est revenu sur les grands thèmes de la Mobilité : le RER, le covoiturage, les voitures autonomes ou encore la relation avec les ministres de la Mobilité régionaux.

Le début des gros travaux du RER dès début 2018

On sait depuis le début de l'année qu'avec le milliard d'euros qui va être emprunté pour le rail belge, une partie servira à financer le RER. Les gros travaux devraient dès lors "recommencer début 2018", annonce François Bellot. "Il y a même déjà des petits travaux de préparation qui sont entamés."

Le ministre de la Mobilité insiste par ailleurs : "La nouvelle offre de train ne va pas uniquement concerner Bruxelles. Nous allons ajouter 5,1% d'offre ferroviaire dès décembre 2017. À Namur, il y aura 23 trains supplémentaires entre Charleroi et Namur et ces trains vont gagner 6 à 7 minutes".

Offre supplémentaire de train ou non, certains usagers continuent à se poser des questions. Dans une volonté d'abandonner au maximum la voiture, "pourquoi faut-il encore payer pour mettre son vélo dans le train ?", se demandent certains. François Bellot avoue que; "personnellement, (il) ne comprend pas le choix qui a été fait au niveau de la tarification. Mais il faut aussi savoir que le matériel roulant n'est pas toujours adapté. Dans les trains allemands, il y a des plateformes qui ont été élargies de sorte à pouvoir venir avec son vélo". Par ailleurs, ajoute-t-il, il y a des alternatives : "Les vélos pliants ne sont pas soumis à paiement". 

Et pour ceux qui ne veulent/peuvent pas prendre le train, François Bellot l'affirme, il est "en relation avec le ministre wallon de la Mobilité Carlo Di Antonio (cdH, ndlr) au sujet des bandes de covoiturage qu'il [Di Antonio] aimerait lancer sur l'autoroute". Dès la fin 2018, on sait en effet que la E411 en direction du Grand-Duché de Luxembourg devrait accueillir, une "zone-test" pour un système de bande de circulation réservée aux voitures comprenant au moins trois personnes.

Je passe par le tunnel porte de Hal et je vois 2-3 ouvriers qui y travaillent

Depuis le changement de majorité en Région wallonne cet été, la communication "est plus facile", assure François Bellot. "Avant, on était dans une relation de confrontation."

À Bruxelles, par contre, la tension règne toujours. "J'entends que Bruxelles accuse le fédéral de certaines choses, si je devais dire ce que je pense de l'organisation des chantiers de Bruxelles, ce ne serait pas très agréable à entendre. Les chantiers de Bruxelles sont nombreux et sur certains, il n'y a pas beaucoup d'ouvriers. Moi, je passe par le tunnel porte de Hal - qui est passé de quatre bandes à deux bandes - et je vois deux-trois ouvriers qui travaillent dessus, alors que là il en faudrait peut-être une dizaine pour avancer beaucoup plus vite. Mais notre rôle est de trouver des solutions, pas d'accuser l'autre."

Quant à la décision de la Ville d'Anvers d'interdire certains véhicules polluants dans son centre, François Bellot se dit sceptique. "Je n'encourage pas les initiatives locales, explique-t-il. Je pense qu'il faut définir un cadre global, national et même européen. Si Amsterdam, Gand, Bruxelles, Paris adoptent à chaque fois une législation différente, ça va devenir un catalogue."

La voiture autonome, une révolution encore plus importante que l'internet

Autre point central de la mobilité: le futur des voitures. En clair, les voitures autonomes (ces véhicules sans chauffeur) vont bientôt arriver sur le marché. Presque tous les grands noms de l'automobile et de la technologie se sont lancés depuis quelques années dans une course de vitesse. La date annoncée est 2020. "Ça va aller très vite", estime François Bellot, mais, même si les constructeurs sont prêts, le cadre légal est difficile à mettre en route. Avec la technologie, il y a nombre de questions qui se posent. Notamment des questions éthiques. Par exemple quand la machine fait face à deux obstacles, comme un enfant et un camion, vers quel obstacle va-t-elle se diriger ?"

Néanmoins, cette révolution technologique dans la Mobilité, François Bellot y croit dur comme fer. "Ça va être une véritable révolution, encore plus importante que l'internet et la téléphonie mobile. Ça va bouleverser complètement les finances publiques et l'organisation de la mobilité. Vous ne serez plus les propriétaires du véhicule, mais vous achèterez un service", explique-t-il. "Vous n'allez plus vous garer devant chez vous. Tout ça va changer complètement l'aménagement du territoire."

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK