Budget: Elio Di Rupo poursuit des bilatérales avant la réunion de dimanche

Elio Di Rupo et les négociateurs
Elio Di Rupo et les négociateurs - © Bruno Fahy (belga)

Prévue ce vendredi à 15 heures, la réunion de négociation sur le budget a été annulée et reportée à dimanche 15 heures. D'ici là, Elio Di Rupo poursuit des entretiens bilatéraux. Le bout du tunnel n'est toujours pas en vue.

Pourtant, après la longue négociation durant la nuit de mercredi à jeudi, certains croyaient que les choses se dessinaient. Eh bien non, jeudi, rebelote, pas d'accord conclu et aucun négociateur n'ose plus avancer de date.

La soirée s'est terminée par des bilatérales entre le formateur et les présidents des partis libéraux. Il reste donc clairement des divergences de fond entre libéraux et socialistes et, par-ci par-là, on a cité le dossier des retraites anticipées, des charges sur les entreprises, etc, etc. Rien de bien neuf donc et apparemment, il n'y a plus d'urgence à boucler tout de suite un budget.

Cela ne revient plus à un jour, même pour rassurer l'Europe, alors que mercredi au PS, on expliquait qu'il fallait conclure dans la soirée. Mais ces dernières semaines depuis que l'on parle budget, le contexte a à nouveau changé, on se croirait en pleine campagne électorale.

Chaque jour quasiment, devant micros et caméras, les uns prônent la justice sociale, les autres, la défense des classes moyennes et les derniers, la fin des confrontations idéologiques entre gauche et droite. Mais en attendant, il n'y a toujours pas d'accord sur le budget 2012 alors que, explique-t-on, tous les chiffres sont désormais connus et sur la table.

Le seul commentaire, jeudi, est venu de Bruno Tobback, le président des socialistes flamands : "Il faut en tout cas former un gouvernement et donc la gauche, et notamment le PS, a la responsabilité de se comporter comme un parti qui validerait le Premier ministre, les libéraux devraient quand même se comporter comme des partis qui veulent en former un."

Mais apparemment dans la soirée, ça s'était calmé.

Rumeurs de clash entre le PS et l'Open VLD

Pour la présidente du sp.a, interrogée sur les ondes de la VRT-radio, quatre des six partis participant aux négociations sont plus ou moins sur la même ligne - à savoir le sp.a, le CD&V, le cdH et le MR. Les deux autres (le PS et l'Open Vld) ont des positions éloignées de ce "groupe central rationel".

Caroline Gennez a même appelé l'Open Vld à abandonner sa position idéologique rigide et le PS à siffler la fin de la récréation et de faire un "utime compromis". 

André Flahaut, lui, a refusé de s'exprimer sur les rumeurs de ce clash. "Ce qui compte c'est que chacun prenne ses responsabilités pour permettre à ce pays de continuer à avancer dans une Europe de plus en plus envahissante. Les négociateurs en sont conscients. La situation est grave. Il faut tout faire pour éviter de se retrouver dans la même situation que d'autres pays européens", a-t-il déclaré dans Matin Première.

La menace d'une grève générale

Les syndicats avaient déjà dénoncé les mesures qui se préparent lors d'un meeting au Heysel mardi. Les syndicats n'excluaient pas une grève générale. La FGTB-Métal est même plus précise : elle promet jusqu'à 72 heures de grève générale en cas d'austérité. 

Dans "Le Vif", son secrétaire général, Nico Cué, demande au PS de se ressaisir. Sinon, il propose d'aller crescendo : 24 heures de grève générale en janvier, 48 heures en avril et 72 heures en juin. 

C.B. et Marc Sirlereau

Et aussi

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK