Vers une nouvelle nuit de négociations autour de l'arrondissement judiciaire de BHV

Elio Di Rupo
Elio Di Rupo - © ALAIN ROLLAND (belga)

Les pénibles négociations pour une réforme de l'Etat ont repris ce lundi. Elles s'étaient interrompues samedi en fin d'après-midi. Des négociations tellement ardues que le formateur a d'abord vu les partis flamands avant de rencontrer séparément les francophones et de remettre tout le monde autour d'une même table peu avant 22h.

Les discussions sur le sort à réserver à l'arrondissement judiciaire de Bruxelles-Hal-Vilvorde semblent continuer à diviser Flamands et francophones. Les huit partis qui négocient la nouvelle réforme de l'Etat se sont seulement retrouvé autour de la table peu avant 22h, alors qu'initialement la plénière était fixée à 20h30. 

Pourtant, le 14 septembre, il y avait un accord sur BHV

L'accord ne portait que sur l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Les quatre partis francophones étaient alors très fiers d'annoncer que l'on n'avait pas touché à l'arrondissement judiciaire, que les francophones de Hal-Vilvorde allaient continuer à être jugés en français. Ce n'était pas aussi simple. Le sujet n'a été que reporté. Les partis flamands souhaitent bel et bien la scission de l'arrondissement judiciaire.

Et puis, même si cette délicate question qui bloque les négociations depuis une semaine venait à être réglée, il resterait à finaliser tous les transferts de compétences avant de s'attaquer au plan d'économies.

Il faut trouver entre 8 et 10 milliards pour l'an prochain

Mais il faut aussi à savoir qui composera la future coalition. Et là le temps presse.

On l'a répété, l'Europe attend le plan belge d'économies pour le 17 octobre, soit dans deux semaines exactement. L'effort à réaliser est très important et on ne voit pas comment on peut y arriver à temps, surtout qu'il reste à savoir si les Ecolos du Nord et du Sud seront à bord.

Cd&V et VLD ne veulent pas de Groen! à bord, la coalition pencherait trop à gauche et cela ferait un portefeuille de ministre en moins pour eux. Mais sans les Verts flamands, un futur gouvernement ne serait pas majoritaire en Flandre, politiquement suicidaire. Au point que Bart de Wever a prévenu dans le quotidien De Tijd: "si Elio Di Rupo se lance sans majorité flamande, il ne pourra être considéré comme Premier Ministre. Je m'adresserai poliment à lui en lui disant Monsieur". Fin de citation.

Le président de la N-Va est devenu l'allié des Verts mais sur ce coup-là, il n'a peut-être pas tout à fait tort...

 

C.B. et Philippe Walkowiak

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