Formation fédérale : une centaine de militants PTB protestent contre un marchandage sur la loi avortement

Une centaine de militants du PTB se sont réunis mardi soir devant la Gare centrale à Bruxelles pour protester contre tout marchandage politique autour de la proposition de loi sur l'avortement. "Les femmes ne sont pas une monnaie d'échange", ont scandé les militants communistes.

Une proposition de loi du PS co-signée par des députées de plusieurs partis, dont le PTB, allonge à 18 semaines le délai dans lequel une interruption volontaire de grossesse peut être pratiquée, dépénalise celle-ci et réduit le délai de réflexion à 48 heures. Le CD&V s'est opposé par tous les moyens parlementaires à ce texte et entend obtenir des garanties sur le sujet avant de dire oui à la coalition Vivaldi.

Texte gelé dans l'attente d'un nouvel avis

Depuis le 15 juillet et un nouveau renvoi au Conseil d'Etat, le texte est gelé dans l'attente d'un nouvel avis. La situation est tendue. Lundi, le dossier aurait provoqué la colère du président des chrétiens-démocrates qui a réclamé un entretien avec les préformateurs pour s'assurer que les "sensibilités" de son parti sont bel et bien respectées.

Les chrétiens-démocrates veulent que le sujet soit réglé par le gouvernement tandis que parmi les partisans de la loi, certains veulent préserver le traitement de la proposition au parlement et la liberté de vote de leurs députés, a-t-on appris de bonne source.

"La proposition est en train de voler dans le congélateur. Le CD&V met ses conditions. Et les partis progressistes dans ce domaine éthique (socialistes, libéraux, écologistes) qui ont signé le texte, font marche arrière", dénonce le PTB.

Il est hors de question pour les communistes, signataires de la proposition, de "faire marche arrière". Les manifestants ont réclamé que le parlement puisse voter la loi telle qu'elle est aujourd'hui.

"Il y a une nécessité de changer la loi de 1990. Il y a une majorité parlementaire en faveur de ce changement qui est non seulement porté par plusieurs partis politiques mais aussi par les associations qui luttent pour les droits des femmes. Ce n'est pas normal qu'au moment de prendre des décisions, le droit des femmes pèse si peu", a expliqué la députée Sofie Merckx, co-signataire du texte et elle-même auteure d'une proposition de loi sur le sujet.

L'avortement, enjeu majeur pour la formation d'un gouvernement fédéral, sujet JT du 12 juillet

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