L'idée de Paul Magnette d'un gouvernement transitoire balayée par les partis flamands

L'idée de Paul Magnette d'un gouvernement transitoire balayée par les partis flamands
L'idée de Paul Magnette d'un gouvernement transitoire balayée par les partis flamands - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

Elle n’aura pas fait long feu. A peine proposée hier soir sur notre plateau, l’idée avancée par Paul Magnette (PS) d’un gouvernement fédéral d’urgence pour une durée limitée est directement balayée d’un revers de main par les partis flamands.

Pour le CD&V il faut respecter la procédure

Le président du CD & V Wouter Beke ne veut pas entendre parler de cette idée. "Un gouvernement se forme autour d’une table, pas en radio ou en télévision", a-t-il affirmé vendredi matin sur les ondes de Radio 1 (VRT).

M. Beke a par ailleurs appelé M. Magnette, qui "n’est, que je sache, pas informateur", à ne pas compliquer la tâche des informateurs royaux, Johan Vande Lanotte et Didier Reynders.

Le président des chrétiens démocrates flamands a en outre reconnu que le choix de l’opposition posé par le cdH à tous les niveaux de pouvoir ne facilitait pas les choses. Cette décision est toutefois avant tout importante pour la formation d’un gouvernement du côté francophone, a-t-il estimé.

L’Open Vld ne veut même pas en parler

Dans un tweet ce matin, la présidente des libéraux flamands, Gwendolyn Rutten estime que cette idée est morte née : "Parfois, les propositions sont tellement à côté de la question qu’il n’est tout simplement pas logique de même simplement les commenter", assène-t-elle.

 

Pour Groen, "ce n’est pas […] le bon moment pour de telles idées"

Du côté des écologistes flamands, on estime que la proposition de Paul Magnette n’est pas la bonne méthode et ne vient pas au bon moment, ont estimé vendredi.

Groen souligne que les négociations pour former un gouvernement n’ont pas encore commencé. "Le PS se précipite constamment. La campagne est terminée, ce n’est pas la bonne méthode, ni le bon moment pour de telles idées", a brièvement réagi le parti.

Du côté de la N-VA, Cieltje Van Achter, vice-présidente, a peu réagi à cette idée d’un gouvernement sans les nationalistes flamands. " Laissons faire les informateurs" a-t-elle simplement commenté lors de son interview dans Matin Première. Un autre porte-parole de la N-VA avait brièvement expliqué ce matin : "En ce qui concerne les formations, nous conservons la discrétion", a indiqué un porte-parole des nationalistes flamands.

Extrait de notre JT 13h:

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