Formation fédérale : première réunion des partis de la "Vivaldi"

Egbert Lachaert réunit ce soir, pour la première fois, les présidents des partis pressentis pour former une majorité fédérale sans la N-VA. Le président de l’Open VLD tente de rassembler plusieurs partis autour d’un projet de coalition baptisée la "Vivaldi".

Il s’agirait de l’union des socialistes, des libéraux et des écologistes flamands et francophones auxquels s’ajouterait le CD&V. Selon nos informations, le cdH ne serait pas associé à ces discussions, du moins pour l’instant. Le président du cdH aurait toutefois été reçu individuellement par Egbert Lachaert ce matin.

En mission royale depuis le 18 août, Egbert Lachaert a jusqu’ici rencontré chaque famille politique séparément. Ces rencontres ont mené à la rédaction d’une note de 62 pages.

La réunion de ce soir constitue donc une avancée dans la mesure où les potentiels participants de cette coalition vont confronter pour la première fois leur vision de ce projet de gouvernement fédéral.

La participation du CD&V à cette réunion, pourrait bien être le premier signe tangible d’une évolution décisive dans le positionnement des chrétiens-démocrates flamands. Le CD&V a, jusqu’à présent, toujours refusé de discuter d’une coalition dans laquelle la N-VA, plus grand parti flamand, serait absente.

Ces partis bénéficient effectivement d’une majorité à la Chambre, mais pas au sein du groupe linguistique néerlandais. Une situation visiblement difficile à accepter pour le CD&V.

Mais l’urgence de former un gouvernement et la menace de plus en plus crédible d’un retour aux urnes semblent faire bouger les lignes au CD&V et augmentent les chances de voir aboutir cette coalition Vivaldi.

Par ailleurs, l’affaire Chovanec fragilise en ce moment le numéro un du gouvernement flamand, le nationaliste Jan Jambon. Dès lors que la N-VA est affaiblie, il apparaît moins compliqué pour l’Open VLD et le CD&V de lâcher la N-VA dans l’aventure fédérale. L’Open VLD, le CD&V et la N-VA sont effectivement partenaires dans le gouvernement flamand et le choix des libéraux et des chrétiens-démocrates flamands de former une Vivaldi pourrait créer des remous dans la majorité flamande. 

Si aucun parti ne claque la porte avant la fin de la réunion, cette rencontre représenterait une vraie accélération dans cette interminable formation gouvernementale. Mais cela ne signifierait pas pour autant la fin des difficultés pour former un gouvernement fédéral.

Cette coalition Vivaldi rassemblerait tout de même sept partis aux programmes très différents. Conclure un accord de gouvernement dans cette configuration ne sera certainement pas une promenade de santé.

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