Formation fédérale : "Nous avons écouté la N-VA, mais il y a un écart entre leur projet et nos souhaits pour la Belgique", note Jean-Marc Nollet (Ecolo)

Quelques heures après l’abandon des deux préformateurs Bart De Wever (N-VA) et Paul Magnette (PS), et au lendemain d’une sortie conjointe des familles écologiste et libérale, la question se pose : est-on revenu au point de départ dans les négociations fédérales ? Jean-Marc Nollet, le coprésident d’Ecolo, s’est justifié : les écologistes n’ont pas renoncé, mais il y avait un problème dans le projet proposé.

"Il y avait plusieurs lacunes, affirmait-il ce vendredi soir sur le plateau du JT de la Une. Tout d’abord sur les enjeux environnementaux et sociaux, la lutte contre le dérèglement climatique, contre les pollutions, le fait de protéger les citoyens face à la crise, tout cela nécessitait autre chose que ce qui était proposé. Le deuxième sujet qui posait problème, c’était le schéma institutionnel vers lequel nous conduisait la N-VA, et que le PS avait accepté."


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A en croire Jean-Marc Nollet, les écologistes refusent un "schéma institutionnel" qui conduirait "au démantèlement du pays". Et selon eux, ce serait le projet proposé par la N-VA et "accepté" par le PS. Une N-VA contre laquelle les écologistes se sont souvent opposés, mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu de dialogue, rétorque le coprésident d’Ecolo : "Nous avons rencontré la N-VA. On a lu des histoires dans les médias qui disaient que les écologistes n’écoutaient même pas, c’est faux. Nous avons pris le temps d’écouter, mais quand on voit le projet, on voit l’écart qu’il y a entre ce projet-là et nos désirs, nos souhaits pour la Belgique, que ce soit sur les dimensions écologiques, environnementales ou sur le schéma institutionnel", conclut-il.


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Le constat est alors clair : il n’y a toujours pas de majorité. On serait tentés de croire que plus d’un an après les élections, l’ambiance est toujours aux petites guéguerres entre partis. Qui veut véritablement gouverner ? Ecolo en est, selon Jean-Marc Nollet : "nous avons la volonté de trouver des solutions et d’apporter des solutions aux citoyens de ce pays", affirme-t-il, même s’il admet qu’il n’y a "aucune solution qui s’impose d’elle-même".

Jean-Marc Nollet a toutefois tenu à saluer "le travail" de Paul Magnette, deux fois missionnaire du Roi. "Les choses sont davantage clarifiées. Il y a des choses qui sont précisées et positives, notamment sur certaines dimensions sociales, précise le coprésident d’Ecolo. Mais il reste encore du travail à faire sur le redéploiement économique, sur les enjeux environnementaux, climatiques et sur un autre schéma pour l’avenir du pays." Un autre schéma que celui proposé, pour le moment, par la N-VA donc.

 

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