Formation fédérale: même les politiques s'impatientent

Formation fédérale : même les politiques s'impatientent
Formation fédérale : même les politiques s'impatientent - © Belga

C’est donc reparti pour un tour. Les informateurs royaux Georges-Louis Bouchez (MR) et Joachim Coens (CD & V) ont obtenu une semaine supplémentaire pour "vérifier des éléments" et déposer des conclusions finales le 4 février prochain. Une fois la surprise de cette prolongation passée, place aux réactions des partis impliqués dans les discussions. Après 248 jours de crise, l’impatience est perceptible chez tout le monde.


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Pour le MR, PS et N-VA doivent clarifier leur position

Au MR, parti de l’informateur, c’est surtout vis-à-vis du PS et de la N-VA qu’on perd patience. Pour le chef de groupe MR à la Chambre, Benoît Piedboeuf, il est temps de trancher entre un gouvernement avec la N-VA ou sans : "On est toujours avec les hypothèses sur la table. Maintenant il faut savoir si, oui ou non, il y en a une qui fonctionne. S’il y en a deux qui fonctionnent, est ce qu’il y en a une qui pourra aboutir. Donc maintenant, il faut trancher".

Car pour le député, la rupture entre le PS et la N-VA n’est pas encore faite, il dénonce des déclarations à tout va et peu de concret : "On est élu pour faire un boulot. Moi je ne suis pas PS et je sais travailler avec le PS. Il faut commencer à travailler. On est dans un blocage inadmissible". Pas question au MR de dire que cette prolongation des informateurs ne sert à rien. On estime plutôt que ce délai va permettre de trancher, avant de passer à autre chose.

"Il ne faut pas jouer avec nos pieds"

Au PS, on ne critique bien sur pas la décision du roi de prolonger les informateurs. Mais le chef de groupe socialiste à la Chambre Ahmed Laaouej explique: "On a été élu pour apporter des solutions. La moindre des choses c’est de tout essayer. Maintenant, il ne faut pas jouer avec nos pieds".

Pour Ahmed Laaouej, la position du PS est très claire, il est impossible de négocier la formation d’un gouvernement avec le N-VA, il est donc grand temps de passer à autre chose:" Selon moi, les informateurs devraient mettre autour de la table les partis qui souhaitent donner un avenir au pays et travailler à l’intérêt de nos concitoyens et non s’inscrire dans les lubies séparatistes de certains partis."


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Ecolo veut continuer sans la N-VA

Chez les écologistes, on l'avoue, on navigue entre colère et impatience. Pour le chef de groupe Écolo à la Chambre Georges Gilkinet, il est temps de négocier un gouvernement sans la N-VA " L’impression est qu'on tourne en rond et qu'on ne tire pas les conclusions qui sont qu'il est impossible de faire un gouvernement qui réunirait PS et N-VA. Il y des alternatives [...] C'est possible de faire un gouvernement sans la N-VA. On doit arrêter de penser que Bart De Wever et la N-VA sont le centre du jeu et le centre de l'attention politique".  Les Écolos se disent toujours prêts à continuer à travailler à des solutions, précisant que le N-VA n'est pas du coté des solutions. 

De son coté, la N-VA continue de dire que son parti est disponible pour la suite. De quoi alimenter un peu plus le carrousel.