Formation fédérale : Magnette se donne 50 jours, "aucune garantie de succès" pour De Wever

Les présidents du PS et de la N-VA ont réagi suite à la mission qu’ils ont acceptée ce lundi soir en vue de la formation d’une coalition fédérale pour sortir de la crise politique actuelle. Paul Magnette, se donne 50 jours pour arriver à former un nouveau gouvernement. A défaut de trouver une solution, il faudra convoquer de nouvelles élections, selon lui. Du côté de la N-VA, Bart De Wever a déclaré après avoir accepté la mission du Roi : "Il n’y a aucune garantie de succès, mais je pense que nous devons explorer cette voie, que nous devons assumer cette responsabilité".

"Il nous reste 50 jours pour trouver une solution. A défaut, il faudra convoquer de nouvelles élections. Pendant ces 50 jours, je consacrerai toute mon énergie à la formation d’un vrai gouvernement qui ait une vraie capacité d’agir", a expliqué le président du parti socialiste Paul Magnette dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.

Cette déclaration intervient alors que le Roi vient de lui confier une mission en binôme avec le leader de la N-VA, Bart De Wever afin qu’il prenne "les initiatives nécessaires permettant la mise en place d’un gouvernement qui s’appuie sur une large majorité au Parlement". Les intéressés "ont accepté cette mission". Ils feront régulièrement rapport au Roi et une première fois le 31 juillet.

L’objectif du président de PS est donc de viser un accord autour de la fin du mois de septembre et éviter ainsi de retourner aux urnes.

Pour Paul Magnette, le pays n’est pas prêt à affronter cette crise

Le président du PS invoque également la crise que traverse le pays pour expliquer la mission qu’il a reçue du Roi en compagnie du dirigeant de la N-VA, Bart De Wever.

"On ne peut pas répondre à une telle crise sans disposer d’un vrai gouvernement. Je ne veux faire le procès de personne mais il est clair que notre pays n’est pas prêt à affronter cette crise dont les effets se feront encore sentir pendant de longues années", a-t-il souligné.

Cette sécurité sociale, nous sommes les seuls à pouvoir la sauver et la renforcer

Plusieurs urgences sont pointées du doigt : l’absence de plan d’urgence pour répondre à un retour possible de l’épidémie, la nécessité d’un plan de relance pour faire face aux dizaines de milliers d’emplois qui risquent d’être perdus et la consolidation de la sécurité sociale "fragilisée par 5 ans de gouvernement Michel".

"Cette sécurité sociale, nous sommes les seuls à pouvoir la sauver et la renforcer", a-t-il ajouté. Le socialiste vise aussi la structure institutionnelle devenue trop complexe et source d'"inefficacité de l’action publique".

"Le moment est venu de clarifier les missions des uns et des autres, et de clarifier notre système institutionnel pour le rendre plus efficace", a-t-il précisé avant de se poser en protecteur des francophones du pays : "Réformer l’Etat, c’est aussi pour protéger les Wallons et les Bruxellois, et le PS, parce qu’il est le premier parti en Wallonie et à Bruxelles, est le seul qui puisse les défendre".

Réaction également par vidéo pour Bart De Wever

Comme le président du PS Paul Magnette, le président de la N-VA De Wever a également publié un message vidéo dans lequel il explique pourquoi il a accepté la mission du roi Philippe afin de tenter de former un gouvernement avec Paul Magnette en tant que "préformateur".

Dans son message, Bart De Wever répète la position de la N-VA selon laquelle notre pays est "totalement caduc sur le plan institutionnel". Pour De Wever, le fait que le PS ait indiqué de revoir ce cadre institutionnel est "une piste à explorer".

Le président de la N-VA souligne, lui aussi, le contexte particulièrement compliqué auquel le pays doit faire face.

Pour lui, il y a une crise sanitaire qui sera suivie d’un "coup de tonnerre économique", qui "nous coûtera certainement beaucoup en Flandre". De plus, De Wever souligne l’absence d’un gouvernement fédéral fort pour faire face à la tempête : "Nous naviguons à bord d’un navire sans gouvernail. Les problèmes doivent être abordés maintenant" a conclu le président du parti nationaliste flamand.

Sujet du JT du 21 juillet

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