Formation fédérale: les tractations discrètes de Sophie Wilmès pour éviter un dérapage des finances

Sophie Wilmès, Première ministre.
Sophie Wilmès, Première ministre. - © JASPER JACOBS - BELGAIMAGE

La Première ministre, Sophie Wilmès, entretient des contacts discrets pour voir s’il est possible de prendre des mesures qui éviteraient un dérapage des finances publiques, a-t-on appris ce jeudi à bonnes sources, à la suite d’une information parue dans De Tijd.

Le temps qui passe en affaires courantes n’améliore pas la situation du budget du pouvoir fédéral. Depuis la chute du gouvernement Michel à la fin 2018, l’Etat fonctionne au rythme des douzièmes provisoires, soit la poursuite du budget 2018 par tranches mensuelles.


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Les rapports alarmants se succèdent sur l’accroissement du déficit. "La Première ministre travaille discrètement pour faire avancer les choses de manière générale", a-t-on commenté à son cabinet. "Il est normal que la Première ministre ait des contacts discrets pour avancer de façon générale sur le budget et voir ce qu’il est possible de faire. Mais pour faire un budget quel qu’il soit, il faut une majorité au parlement. Et pour le moment, il n’y en a pas. Le MR reste constructif et continue à travailler à des solutions", a-t-on souligné au cabinet du vice-Premier ministre et ministre du Budget, David Clarinval.

Pendant la longue crise de 2010-2011, le gouvernement Leterme, également démissionnaire et en affaires courantes, avait confectionné un budget. Mais il pouvait encore s’appuyer sur une majorité, ce qui n’est pas le cas du gouvernement Wilmès qui ne dispose que de 38 sièges sur 150 à la Chambre.


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Des mesures budgétaires impliqueraient donc de convaincre une partie de l’opposition. Or, dans les rangs socialistes, on ne paraissait pas demandeur d’une telle opération qui en viendrait à conforter un gouvernement orange-bleu alors que le président du PS, Paul Magnette, a déjà plaidé en faveur d’un gouvernement d’urgence qui rassemblerait la coalition existante, les socialistes et les écologistes. Les écologistes n’avaient quant à eux pas encore eu de contact avec Sophie Wilmès sur le sujet.
 

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