Formation fédérale : les informateurs sont prolongés jusqu'au 4 février

Les informateurs sont prolongés jusqu'au 4 février
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Les informateurs sont prolongés jusqu'au 4 février - © THIERRY ROGE - BELGA

C’est chargés de leur rapport que les informateurs, le MR Georges-Louis Bouchez et le CD & V Joachim Coens, sont arrivés au Palais royal à 15h30. Après quatre heures d'audience, le duo a quitté le Palais royal à 19h34.         

Résultats de ces longues discussions: la mission des informateurs est prolongée jusqu'au 4 février prochain. Une manière peut-être de temporiser un peu, le temps selon le communiqué du Palais de vérifier encore quelques éléments et de déposer ensuite des conclusions finales.

A sa sortie Georges-Louis Bouchez s'est montré peu loquace. Pour l'informateur: "La bonne nouvelle c'est qu'il reste des solutions, mais il y a un grand chemin à parcourir."

Pas encore l'heure de Bart De Wever

La prolongation des deux informateurs constitue tout de même une surprise. Beaucoup s'attendaient à voir Bart De Wever chargé d'une mission royale. Le président de la N-VA s'était dit disponible et l'on sait que le CD&V notamment poussait dans ce sens. Le nommer informateur permettait aussi de mouiller la N-VA pour la forcer à se positionner clairement voire à s'exclure des discussions ou au moins à fermer définitivement la porte à un rapprochement avec le PS. 

Il n'en sera rien, du moins pour l'instant.  

Un bilan mitigé pour le duo Bouchez-Coens

Cette prolongation des informateurs surprend aussi si l'on regarde les résultats obtenus depuis le début de leur mission. 247 jours après les élections, il faut bien l’admettre, on ne semble pas bien avancé dans la formation d’un gouvernement fédéral. Pas de véritables négociations en cours, pas de possible coalition qui se dessine, c’est plutôt le calme plat. Les informateurs devaient explorer les pistes possibles mais à l'heure actuelle, on sait surtout quelles options restent exclues.

Pour ceux qui en doutaient encore, le rapprochement N-VA – PS reste une voie sans issue. Alors que le 11 janvier, la N-VA faisait un appel du pied au PS, se disant ouverte à certaines propositions, hier le président du PS a une nouvelle fois fermé la porte à un gouvernement avec les nationalistes. Pour Paul Magnette, les propositions de la N-VA sont tout bonnement imbuvables, les socialistes divulguant même la "petite boutique des horreurs" des dernières revendications nationalistes.

Autre certitude, l’idée d’un gouvernement arc-en-ciel est bel et bien enterrée. Cela n’est pas dû à une intervention quelconque des informateurs mais bien à l’exclusion du PS d’Emir Kir. Le député fédéral ne faisant plus partie du PS, une coalition avec les verts, socialistes et libéraux du nord et du sud du pays ne réunirait plus que 75 sièges sur 150. Pas assez donc. Ce week-end, Défi s’est proposé pour faire l’appoint avec ses deux sièges (ce qui ferait une majorité à 77 sièges), mais on ne peut pas dire que l’idée a suscité beaucoup de réactions.

La "Vivaldi", évoquée par les informateurs eux-mêmes, est aussi enterrée par l’un d’eux, Joachim Coens. Cette coalition entre verts, socialistes, libéraux auxquels on ajouterait le CD & V se heurte à la volonté des chrétiens-démocrates flamands de ne pas monter dans une coalition sans la N-VA.

Quant à savoir si on a avancé sur le fond, trouvé des points de rapprochement ? Les remous provoqués par la sortie d’éléments de la note des informateurs ne poussent pas à l’optimisme et encore moins l’accueil critique fait par la plupart des partis.

Qu'y a-t-il à présent sur la table? Quels éléments feront l'objet de discussions ces prochains jours? Et surtout qui sera autour de la table pour ces discussions? Comme toujours, le flou reste total. La suite donc au prochain épisode, le mardi 4 février.  

Journal télévisé du 28/01/2020

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