Formation fédérale: "Les gens veulent aujourd'hui une priorité au social" selon Raoul Hedebouw

Raoul Hedebouw
Raoul Hedebouw - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

A l'occasion de la réception du Nouvel an du PTB à Herstal, le porte-parole du parti, Raoul Hedebouw a dénoncé vendredi soir des négociations interminables pour former un nouveau gouvernement fédéral. Pour ce parti, il y a urgence à apporter des solutions concrètes. Le PTB refuse par ailleurs un retour aux urnes.

"Ce qui me met en colère, c'est que nous avons déjà voté depuis sept ou huit mois et les partis traditionnels ne pensent qu'à une seule chose : c'est de renvoyer la patate chaude, le valet puant avec un cinéma dont tout le monde a marre. Aujourd'hui il est temps de bouger. Les gens veulent une pension à 1500 euros nets, les gens veulent le retour à une pension à 65 ans, et pas à 67 ans. C'est pour cela que les gens ont voté. Il faut arrêter de dire que le signal n'a pas été clair le 26 mai. Il était très clair et c'est pour cela que j'appelle les gens à bouger. Il n'est évidemment pas question évidemment de retourner voter. Revoter pourquoi? Pour refaire une nouvelle fois le spectacle des élections? Il est temps aujourd'hui de tenir compte du fait que, le 26 mai, la poussée du PTB était très claire. Les gens en avaient marre de la politique menée par les partis de la suédoise, par le MR qui continue à faire payer les travailleurs. Le signal est très clair mais les partis traditionnels ne l'entendent pas : il faut enlever les bouchons. Nous allons exprimer cette colère pour faire sortir les bouchons. Les gens veulent aujourd'hui une priorité au social, ils veulent une rupture avec les politiques de Charles Michel. Ils veulent un avenir politique pour ce pays", explique Raoul Hedebouw interrogé par Marc Melon.

Le PTB qui lance une campagne qui doit se conclure le 1er mars en une "Grande colère, une marche pour une autre politique". Le parti exprime aussi son opposition à la scission du pays.