Formation fédérale : le syndicat chrétien attend une répartition plus juste des charges

Marc Leemans
Marc Leemans - © THIERRY ROGE - BELGA

Le syndicat chrétien attend du futur gouvernement "qu'il adopte une politique juste et équitable pour faire face aux nombreuses transitions que nous sommes amenés à traverser", contrairement à "ce que nous avons connu au cours de la législature précédente", a martelé samedi son président Marc Leemans, en conclusion d'un congrès de trois jours à Ostende.

"Les partis politiques de droite se targuent d'avoir enfin compris que les charges et les avantages ne sont pas répartis équitablement. (...) Cette approche ressemble étrangement à la nôtre. Nous nous évertuons depuis des années à l'expliquer", a souligné M. Leemans.

Pendant trois jours, 900 militants mandatés par leurs organisations se sont réunis à Ostende pour discuter et voter les 25 lignes de force qui constitueront la feuille de route de la CSC pour les années à venir, sous le thème #queltravaildemain. Un événement qui n'a lieu qu'une fois tous les quatre ans.

"Beaucoup de travailleurs ont le sentiment d'être abandonnés à leur sort, que l'on ne s'intéresse guère à eux, qu'on leur manque de respect et que le monde politique obéit surtout aux ordres des lobbys économiques et financiers. (...) Ils revendiquent du respect pour leur travail et la contribution qu'ils apportent au bien-être collectif. De la compréhension pour les difficultés qu'ils rencontrent dans leur vie", a poursuivi M. Leemans.

"Nous nous heurtons à un déficit de 13 milliards d'euros dont la moitié est due à une promesse non tenue qui visait à rendre budgétairement neutres le tax shift et la réduction de l'impôt des sociétés. Dans quelques années, notre sécurité sociale risque d'être confrontée à un sous-financement de l'ordre de 5,9 milliards d'euros principalement dû aux coupes gratuites opérées de diverses façons dans les recettes", a encore dénoncé le président de la CSC.

Une "fiscalité juste" passe notamment par un "relèvement d'urgence" du salaire minimum, plaide le syndicat. Ce dernier dénonce le blocage d'une première augmentation négociée dans le cadre de l'accord interprofessionnel et qui a déjà fait perdre 70 euros aux plus bas revenus, tout en permettant aux employeurs une économie de plus de 16 millions d'euros. "Cette perte n'est ni justifiable ni acceptable", a enfin fustigé M. Leemans.

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