Formation fédérale: le PS et l'Open VLD en mauvaise posture

Formation fédérale: le PS et l'Open VLD en mauvaise posture
Formation fédérale: le PS et l'Open VLD en mauvaise posture - © Belga

Le Roi a décidé hier de prolonger la mission des informateurs, Georges-Louis Bouchez et Joachim Coens, afin de "clarifier davantage les différentes positions" précise le palais. Bref, il s'agit de continuer de voir si PS et N-VA peuvent trouver un terrain d'entente. Une situation à double tranchant pour le PS et l'Open VLD.

Le PS un peu plus au pied du mur

La possibilité d'un axe PS-N-VA reste encore et toujours au cœur des débats mais la donne a tout de même un peu changé depuis ce samedi et les déclarations du président de la N-VA. Pour rappel, Bart De Wever affirme être prêt "à former un grand accord avec les socialistes", même si cela passe quelques touches de social (hausse des pensions par exemple) à coucher dans un accord de gouvernement.

Quelles que soient les intentions de Bart De Wever, ces déclarations ont eu un résultat immédiat, celui de mettre le PS dans une position pour le moins inconfortable. Car si la N-VA fait de vraies concessions, le PS pourrait être appelé à en faire sous peine d'hériter du mauvais rôle, de celui qui refuse tout , au nom de ses valeurs. Et si le PS fait des gestes, ce sera une aubaine pour le PTB et ECOLO.  Le PS pensait pourtant ne plus avoir la N-VA sur sa route, surtout après avoir entendu, fin décembre, l'informateur Georges-Louis Bouchez écarter la piste d'une coalition réunissant le PS et la N-VA. 

 L'Open VLD sur un siège éjectable

Il n'y a pas que le PS qui vit des heures difficiles en ce moment. Côté flamand, l'Open VLD a certainement, comme tout le monde d’ailleurs, écouté attentivement le discours de Bart De Wever ce samedi, entendu les nombreuses attaques formulées à son égard par le président de la N-VA.  Aujourd'hui, pas de doute, les libéraux flamands sont eux aussi dans une position très délicate.

En cas de rapprochement, hypothétique, entre PS et N-VA, l'idée serait de constituer un gouvernement N-VA, CD&V, socialistes et libéraux du nord et du sud. Sauf que le PS l'a répété, outre son refus a priori de s'asseoir avec la N-VA, le parti ne veut pas venir dépanner un gouvernement dit "suédois" ou Michel bis. Estimant notamment qu'il y avait alors un parti de droite de trop : l'Open VLD. Et c'est vrai que l'on pourrait se passer des 12 sièges du VLD puisque la majorité à la Chambre resterait confortable avec 80 sièges sur 150. 

A cela s'ajoutent les tensions grandissantes entre N-VA et Open VLD. Le premier accusant le second de traîtrise depuis le début des discussions au fédéral et surtout celles avec Paul Magnette (PS) pour former un gouvernement sans la N-VA.  Pour simplifier le tout, l'Open VLD est aujourd’hui divisé, en campagne présidentielle jusque mars. De quoi se poser beaucoup de questions sur le sort futur des libéraux du nord.

Seule petite éclaircie dans ce tableau bien sombre, pour l'heure le MR et l'informateur royal Georges)Louis Bouchez répète lui que la famille libérale doit/va rester unie. Le président du MR l'a redit lors de ses vœux auxquels Gwendollyn Rutten et Alexander Decroo étaient conviés ce week-end à Wavre. Alors dedans ou dehors? Cela dépendra d'abord de la suite des essais de rapprochements entre N-VA et PS. Hypothétiques on vous l'a dit...

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