Formation fédérale : la coalition Vivaldi est-elle en train de se mettre en place ?

En tout cas, c'était prévisible mais le communiqué officiel du Palais le confirme, Egbert Lachaert, le président de l'Open VLD, fera un nouveau rapport au Roi le 4 septembre prochain au plus tard. Et ce qui est significatif d'une avancée, c'est qu'Egbert Lachaert est venu évoquer lui-même devant les journalistes présents cette possible coalition qui associerait quatre familles politiques, à sa sortie du Palais.

La N-VA sur la touche?

Depuis l'échec de la mission Magnette-De Wever, la coalition espérée par le président de la N-VA, c'est la coalition Vivaldi qui regrouperait les familles socialistes, libérales, écologistes et chrétiennes-démocrates qui tient une nouvelle fois la corde. Elle est largement majoritaire, 93 sièges sur 150 à la Chambre en comptabilisant dans cette coalition, Emir Kir, aujourd'hui député indépendant.

La Vivaldi n'a pas de majorité côté flamand

C'est là-dessus que Bart De Wever n'a cessé d'insister depuis des mois, à chaque fois que la coalition Vivaldi était évoquée. Cette coalition ne compterait que 41 députés flamands et donc, pas de majorité au nord du pays, pour 52 députés francophones. Et les deux partis flamands arrivés en tête en mai 2019, la N-VA et le Vlaams Belang, le parti d'extrême-droite, seraient dans l'opposition. Pour Bart De Wever, cette absence de majorité côté flamand est inacceptable.

Et le CD&V?

La dernière inconnue de cette coalition Vivaldi repose sur le parti chrétien-démocrate flamand. Jusqu'à présent, il ne voulait pas d'un gouvernement fédéral sans la N-VA. Car la N-VA est le premier parti flamand et parce qu'il est le partenaire du parti nationaliste au gouvernement flamand.

On dit le parti chrétien-démocrate encore divisé mais sans doute en train d'évoluer. Sans autre certitude aujourd'hui. Mais le blocage actuel ne sera plus tenable très longtemps, le gouvernement Wilmès ne disposera plus de la confiance du parlement le 17 septembre prochain, et puis, il y a ce contexte de crise sanitaire et économique. Et enfin, pour le CD&V, un retour aux urnes comme pour bon nombre de partis, serait un pari risqué.

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