Formation fédérale: "Je ne vois pas de point commun entre le PS et la N-VA", déclare Ahmed Laaouej

Ahmed Laaouej a été élu ce week-end président de la fédération bruxelloise du PS avec 52,5 % des voixIl se présentait avec les députés bruxellois Isabelle Emmery et Martin Casier. Son challenger était Rachid Madrane, qui faisait équipe avec la bourgmestre de Molenbeek Catherine Moureaux et la présidente du CPAS de la ville de Bruxelles Karine Lalieux. "On représente une force importante et légitime. Cela veut dire qu'on est à disposition et qu'on tend la main", déclare Rachid Madrane. Face à cette demande d'ouverture, Ahmed Laaouej répond : "Nous allons faire un geste en direction de l'ensemble des militants. Rachid, Catherine et Karine en font partie. Il y a de ma camaraderie au sein du Parti socialiste. Il y a eu une compétition, le suffrage universel des militants s'est exprimé. Maintenant nos adversaires sont en-dehors du parti", dit-il au micro de La Première.

Quant à l'hypothèse de donner un poste de vice-présidente à Catherine Moureaux, il déclare : "Les militants ne comprendraient pas qu'on en vienne à des chipotages pareils. Ce qu'ils attendent de nous c'est qu'on aille de l'avant et qu'on travaille dans l'intérêt du parti et surtout dans l'intérêt général, parce que, à Bruxelles, les enjeux ne manquent pas".

Le bourgmestre Ecolo d'Ixelles Christos Doulkeridis a tweeté : "A Bruxelles, les enfants élevés à l'huile d'olive commencent à prendre leur place", citant les élus Rajae Maouane et Ahmed Laaouej.

"C'est le visage de Bruxelles. Je pense que ce tweet procède très sincèrement d'une très bonne intention, il ne me choque pas. Nous sommes issus de l'immigration, de la Méditerranée, tant monsieur Doulkeridis que moi-même et madame Maouane. Ceux qui lui reprochent ce tweet sont plutôt des supporters de Francken. J'ai beaucoup de respect pour monsieur Doulkeridis et je suis un grand amateur d'huile d'olive" commente Ahmed Laaouej.

14 milliards d'euros de déficit budgétaire à l'horizon 2024

La ministre du Budget Sophie Wilmès (MR) du gouvernement en affaires courantes déclare que le déficit budgétaire actuel est dû à cette situation d'affaires courantes. Ahmed Laaouej, qui est chef du groupe socialiste à la Chambre, n'est pas du tout d'accord: "Si on en est là aujourd'hui c'est parce qu'il y a une très mauvaise politique économique qui conduit à un problème budgétaire. On nous avait annoncé qu'on allait créer un climat favorable aux entreprises. Mais ils n'ont pas financé leur politique. On se trouve aujourd'hui avec un gouffre budgétaire de plus de 14 milliards d'euros à l'horizon 2024. Nous payons là le résultat d'une politique d'austérité aussi injuste socialement qu'inefficace économiquement".

Quant à la formation d'une future majorité fédérale, Ahmed Laaouej répète que ce qui est important pour le PS, "c'est le programme, c'est le projet pour le pays. Ce n'est pas le pouvoir pour le pouvoir; c'est le pouvoir pour plus de justice sociale, plus de justice fiscale, les services publics, la sécurité sociale".

Les exigences du Parti socialiste et celle de la N-VA sont-elles compatibles? "Je ne vois pas de point commun entre le PS et la N-VA. Personne ne comprendrait que nous montions au gouvernement pour mener une politique d'austérité, ou pour accepter de nouveaux reculs démocratiques".

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