Le Roi heureux de l'accord sur la réforme de l'Etat

Elio Di Rupo et le Roi Albert II
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Elio Di Rupo et le Roi Albert II - © ERIC LALMAND (belga)

Le chef de l'Etat s'est vivement félicité de l'accord institutionnel intervenu entre les huit partis qui ont négocié une réforme de l'Etat. "Le roi s'en est réjoui vivement", a indiqué lundi le Palais dans un communiqué publié à la suite d'un entretien avec le formateur Elio Di Rupo. Présentation de l'accord à 11h30, en direct sur le site de la RTBF.

"Le roi a reçu en audience en fin d'après-midi au Château de Laeken Monsieur Elio Di Rupo, formateur, qui lui a fait rapport sur l'accord très important intervenu sur le volet institutionnel des négociations", a communiqué le Palais à l'issue de l'entretien. "Le formateur a souligné la qualité du travail accompli par l'ensemble des négociateurs. Le roi s'en est réjoui vivement", selon le communiqué.

Entouré des huit négociateurs, le formateur présentera mardi à la presse les grandes lignes de l'accord dont le texte sera rendu public dans le même temps. L'événement sera retransmis en direct sur notre site internet.

Alors qu'il terminait lundi la relecture finale de l'accord, l'Open VLD a relancé la polémique sur la participation à la coalition, assurant que les libéraux flamands ne monteraient pas dans un gouvernement dans lequel se trouveraient les écologistes

Demandant une nouvelle fois du "respect", le coprésident d'Ecolo Jean-Michel Javaux a estimé que l'Open VLD manquait "un peu d'élégance". Ecolo souhaite participer avec Groen! au gouvernement, a répété Jean-Michel Javaux, justifiant cette démarche par l'importance du projet. Les Verts ne se limiteront donc pas à revendiquer un "demi-poste", a-t-il dit, sans vouloir confirmer vouloir deux vice-premiers ministres, l'un pour Ecolo, l'autre pour Groen! , comme l'avait exigé Olivier Deleuze. 

A l'instar du sp.a en Flandre, PS et cdH continuent également à défendre la présence des écologistes au sein du gouvernement. "On a besoin d'une union nationale avec les Verts", a lancé la vice-première ministre sortante Laurette Onkelinx, négociatrice PS. "Les huit partis ont pris leurs responsabilités", a souligné son homologue cdH, Joëlle Milquet. "L'entente (à huit) est historique mais le plus important est 'pour quoi faire'", a-t-elle précisé. 

Pour le président du MR, Charles Michel, l'heure n'est pas à "l'exclusion", ce qui compte, "c'est le projet". A cet égard, la protection des gens qui travaillent doit constituer la première des priorités, a-t-il rappelé. 

Insistant sur le pouvoir d'achat, Charles Michel a balayé du revers de la main, la semaine dernière, l'idée d'un impôt sur les grosses fortunes défendue au PS. 

Il va falloir 10 milliards d'effort. "Je veux de la rigueur juste", a martelé lundi soir Laurette Onkelinx. "Ce n'est pas toudi les p'tits qu'on sprotche" (sic), a-t-elle insisté sur le plateau du JT de la RTBF. 

Le président de l'Open VLD Alexander De Croo a fortement critiqué lundi le volet socio-économique de la note du formateur alors que vont débuter les discussions budgétaires. Laurette Onkelinx a mis ces critiques sur le compte d'une "grosse fatigue" après des semaines de négociations institutionnelles intenses. 

Les huit négociateurs ne se réunissent plus lundi. Leur prochain rendez-vous sera mardi à 11h30 face à la presse. 

Plusieurs négociateurs ont indiqué qu'il serait difficile d'avoir un gouvernement avant le début du mois de novembre. Il y a "urgence" mais il ne faut pas "bâcler", a dit Laurette Onkelinx.

Une présidence CD&V du Sénat ?

Un accord serait intervenu entre les huit partis qui ont négocié une réforme de l'Etat pour que le CD&V présente demain mardi un membre de son groupe à la présidence du Sénat. Le CD&V aurait l'intention de proposer sa chef de groupe Sabine de Bethune. Lundi soir, personne ne voulait officiellement confirmer l'information.

Les futurs partenaires gouvernementaux devaient se mettre d'accord avant la rentrée parlementaire demain mardi après-midi sur la présidence du Sénat.

Après les élections de 2010, les deux seules fonctions à pourvoir rapidement étaient les présidences de la Chambre et du Sénat que les deux vainqueurs, le PS et la N-VA, se sont partagées. C'est ainsi que la présidence du Sénat est revenue au N-VA Danny Pieters.

Mais depuis la N-VA s'est mise hors jeu. Elle n'a pas participé aux dernières négociations et ne fera pas partie du prochain gouvernement.

Les postes de présidence d'assemblée sont généralement occupés par des membres de la majorité et l'attribution des présidences fait partie de la négociation sur la répartition des postes ministériels.

Les négociateurs devaient donc à tout prix se mettre d'accord pour présenter un membre d'un des huit partis pour éviter la reconduction de Danny Pieters. Celui-ci aurait sinon occupé la fonction au moins pour un an, aucune procédure ne permettant de l'obliger à démissionner.

Un accord serait finalement intervenu pour que ce soit un CD&V qui occupe la présidence à titre temporaire en attendant la formation du gouvernement et la répartition des influences.

L'information qui circulait depuis l'après-midi semble donc se confirmer.

Les négociateurs ont évoqué la question après avoir terminé la relecture de l'accord institutionnel. Le choix est tombé sur le CD&V pour deux raisons. D'une part, parce qu'il faut que ce soit un flamand puisque, à ce stade, la reconduction du PS André Flahaut à la tête de la Chambre ne fait pas de doute. 

D'autre part, parce que les autres partis flamands sont dans des situations difficiles. Groen! ne fait pas partie du Bureau, condition sine qua non pour livrer un président. Quand au sp.a et à l'Open VLD, ils n'auront qu'un seul poste dans le prochain gouvernement et dans ce cas, les partis ne choisissent pas une présidence d'assemblée.

Les cartes pourraient être rebattues lors de la formation du gouvernement. Il faudra alors aussi remplacer Elio Di Rupo à la tête du PS et un des nom cité est celui d'André Flahaut.

Avec Belga

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