Formation du gouvernement: au menu, le service minimum en cas de grève

Les négociateurs se penchent samedi sur les chapitres 8 et 9 de la note des formateurs Charles Michel et Kris Peeters: entreprises publiques, fonction publique, affaires étrangères, défense et coopération.
Les négociateurs se penchent samedi sur les chapitres 8 et 9 de la note des formateurs Charles Michel et Kris Peeters: entreprises publiques, fonction publique, affaires étrangères, défense et coopération. - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Les négociations pour la formation du gouvernement fédéral ont repris à 14H. Au menu figurent, entre autres, la Fonction publique, la Défense et les Affaires étrangères. Mais aussi l'instauration éventuelle d'un service minimum en cas de grève.

Lorsqu'on évoque le climat des discussions, chacun explique que le climat est bon. Normal, rajoute même un négociateur, lors de la première lecture des textes -déposés par Kris Peeters et Charles Michel- c'est toujours ainsi. C'est après que débute la vraie négociation et que les tensions apparaissent. Concernant les Affaires étrangères, on semble s'orienter vers un compromis entre partis francophones et flamands à propos des missions à l'étranger. La N-VA, notamment, ne souhaitait plus financer autant de missions économiques présidées par la princesse Astrid. Mais aujourd'hui, le gouvernement flamand serait toujours prêt à en financer deux ainsi qu'une visite d'Etat par an, conduite alors par le roi Philippe. Côté francophone, on explique que la N-VA a sans doute compris que le Voka, le patronat flamand, ne souhaitait pas qu'on revoie les formules. Les chefs d'entreprise, qu'ils soient du nord ou du sud du pays, considérant qu'une mission économique emmenée par un membre de la famille royale constitue un plus. A cet égard, dans le Soir ce matin, les propos de Michel Delbaere, le patron du Voka, sont révélateurs. Les Flamands, dit-il, sont "libéraux, pas nationalistes."

La question sensible du service minimum

Les négociateurs se penchent samedi sur les chapitres 8 et 9 de la note des formateurs Charles Michel et Kris Peeters, à savoir les entreprises publiques et la fonction publique ainsi que les affaires étrangères, la défense et la coopération. Ces matières comportent plusieurs points sensibles, dont celui du service minimum en cas de grève dans les services publics et la participation de l'Etat dans B-post et Belgacom.

Les libéraux ont souvent réclamé l'instauration d'un service minimum. Le vice-premier ministre Alexander De Croo (Open Vld) l'a rappelé lorsqu'il est arrivé à la présidence de la Chambre, où se déroulent les négociations.

"Cela existe dans beaucoup d'autres pays européens. Je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas possible chez nous", a-t-il souligné, en faisant remarquer que le service minimum était déjà d'application dans des domaines comme celui des hôpitaux ou de la police.

"Dans la note, il y a une série d'adaptations, avec le respect du droit de grève mais un service minimum", a précisé pour sa part le président du CD&V, Wouter Beke.

Begacom et b-Post s'invitent dans la discussion

La participation de l'Etat belge dans Belgacom et b-post est également revenue à plusieurs reprises dans le débat politique ces derniers mois.

En février, alors que Belgacom annonçait une baisse du dividende qu'elle verse à l'Etat, le vice-premier ministre MR, Didier Reynders, avait jugé qu'il était temps de réduire la participation publique dans l'opérateur téléphonique. L'État doit essentiellement être un régulateur du marché des télécoms, pas un actionnaire majoritaire de Belgacom, avait-il expliqué à l'époque en insistant sur la réduction de la dette publique que permettrait la cession d'une partie de la participation dans la société.

"A terme, les pouvoirs publics ne doivent être actifs que dans ce qui est vraiment nécessaire", a souligné samedi M. De Croo.

En matière de pensions, le libéral flamand entend poursuivre le travail de réforme, notamment dans les pouvoirs publics. "A terme, nous devons aller vers une harmonisation générale". Il veut aussi aborder le point de la nomination définitive de fonctionnaires. Là encore, celle-ci ne se justifie que dans les cas où elle est nécessaire, estime-t-il.

Marc Sirlereau avec Belga

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