Formation fédérale : Egbert Lachaert (Open Vld) et Conner Rousseau (sp.a) préformateurs d'un gouvernement à 7

Formation du gouvernement fédéral : Egbert Lachaert (Open Vld) et Conner Rousseau (sp.a) préformateurs
Formation du gouvernement fédéral : Egbert Lachaert (Open Vld) et Conner Rousseau (sp.a) préformateurs - © Belga

L’audience entre le chargé de mission royal et président de l’Open Vld Egbert Lachaert et le roi Philippe au Palais de Bruxelles n’aura duré qu’une vingtaine de minutes. Une rapidité qui a étonné. D’autant plus que l’on apprenait que le libéral entendait tenir une conférence de presse dans la foulée depuis une salle de commission de la Chambre.

Le communiqué du Palais royal, lui, s’est fait quelque peu attendre avant de tomber et d’annoncer : "Sa Majesté le Roi a reçu en audience au Palais de Bruxelles Monsieur Egbert Lachaert. Monsieur Lachaert a fait rapport au Roi sur sa mission et sur les réunions plénières avec les présidents des partis politiques impliqués dans les discussions en cours. Le Roi a chargé Messieurs Egbert Lachaert et Conner Rousseau d’une mission de préformation. Ils feront rapport au plus tard le 11 septembre".

Conner Rousseau, président du s.pa, lui, n’a étrangement pas été reçu au Palais cet après-midi pour être officiellement désigné dans ce tandem inédit avec le président de l’Open Vld. On a pourtant longtemps cru qu’un deuxième visiteur était attendu par le Palais.

Egbert Lachaert face à la presse : "Nous avons une percée"

Egbert Lachaert s’est donc rendu au Parlement pour quelques mots d’explications face à la presse, confirmant une mission de préformation en binôme "pour un maximum d’une semaine". Estimant que cela fait plusieurs jours que les partis – 7, sans le cdH "qui s’en expliquera" a répondu brièvement Egbert Lachaert – planchent sur le contenu d’un accord.

"Nous avons enfin une percée", s’est félicité le président de l’Open Vld, très à l’aise dans les deux langues. "Nous ne sommes pas encore au moment où le gouvernement est installé. Mais sept partis veulent ensemble travailler à un gouvernement de plein exercice et qui a le soutien d’une majorité à la Chambre, comme me l’a demandé le Palais. Ces partis ont pu dépasser leurs propres intérêts. Cela n’est pas simple. Chacun a son idéologie et il faudra construire des ponts, mais ces partis sont prêts à sortir des tranchées pour faire de la politique de manière différente et constructive, dans le respect des sensibilités de chacun."

Egbert Lachaert a détaillé différentes thématiques sur lesquelles les sept partis envisagent des réformes à mener à l’horizon 2030. "On peut réfléchir sur la manière dont la démocratie est organisée et sur la structure du pays. On doit avoir une structure étatique plus efficace." Les sept partis souhaitent aussi travailler sur "une sécurité sociale et un système de soin de santé forts. Des investissements supplémentaires seront demandés." Les partis de la "Vivaldi" (ou "Avanti") veulent aussi mettre en place "une économie et un marché du travail performant" avec une ambition de passer à un taux d’emploi de 70% à 80% d’ici 2030. Egbert Lachaert a aussi parlé d’une "politique climatique ambitieuse", une "fiscalité plus transparente, efficace et honnête" et d’investissements supplémentaires dans la justice et la police, le tout en respectant une "trajectoire budgétaire crédible".


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"Si nous travaillons ensemble nous pouvons surmonter cette crise. Après l’immobilisme, nous voulons aller de l’avant". Pour Egbert Lachaert "il reste des ponts à franchir […]. On va continuer à travailler et j’espère avec mes collègues présidents de partis pouvoir revenir vous annoncer une bonne nouvelle dans les prochains jours, prochaines semaines". Au plus tard le 17 septembre, moment où la Première ministre Sophie Wilmès doit redemander la confiance du Parlement. Et d’expliquer qu’il était trop tôt pour désigner déjà un "formateur", la question du casting n’aurait ainsi pas encore été abordée formellement. Egbert Lachaert qui a aussi annoncé que les deux préformateurs, Conner Rousseau et lui, n’avaient pas ambition à être ensuite formateur et donc candidat Premier ministre.

Sur un dossier éthique tel l’avortement, le président de l’Open Vld a confirmé un accord sur un "processus", à savoir laisser le dossier être traité au Parlement mais en dialogue avec le CD&V pour chercher une solution.

cdH exclu

Une demi-heure après le tout nouveau préformateur, l’Open Vld Egbert Lachaert, c’était au tour du président du cdH Maxime Prévot de s’exprimer face à la presse. Objectif? Expliquer pourquoi son parti ne se retrouvait finalement pas dans les négociateurs de la prochaine coalition. "Aucun des trois partis francophones ne souhaite nous faire monter sur le terrain", a expliqué Maxime Prévot, président du cdH lors d'une conférence de presse.


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