Formation: ce que l'on sait des propositions contenues dans la note

Les différents partis se sont déjà rencontrés lundi, mais la discussion se basait sur des propositions orales. Une note écrite de 170 pages leur est depuis lors parvenue, intégrant les remarques des partenaires. Elle a été envoyée mercredi à 20 heures, en prévision de la réunion de ce jeudi. Voici ce que notre journaliste sur place a pu en apprendre.

Pacte pour l'emploi et "compte épargne-temps"

Kris Peeters et Charles Michel, les deux formateurs, proposent la création d'un pacte pour l'emploi. Un pacte en concertation avec les partenaires sociaux et les entités fédérées, les régions donc. Ce pacte a un objectif très simple: résorber le handicap salarial dont se plaignent nos entreprises vis-à-vis des pays voisins. Grâce à une baisse importante des charges sociales et fiscales qui pèsent sur le travail. C'est écrit noir sur blanc.

Les formateurs souhaitent également que patrons et syndicats participent, via les accords interprofessionnels à la réduction du handicap salarial belge.

La coalition souhaite supprimer les pièges à l'emploi grâce à une augmentation du salaire-poche. Comment faire ? Une diminution des charges fiscales et sociale sur le salaire brut.

Les formateurs évoquent aussi un nouveau concept : "le compte épargne-temps". Celui-ci doit permettre aux travailleurs d'accumuler du temps ou de la rémunération, en cas d'interruption de carrière.

Bien sûr ce ne sont là que quelques mesures mais il reste une question importante: comment les financer?

Il n'y a aucun chiffre dans ce que nous avons pu voir. C'est clair, la nouvelle coalition a de grandes ambitions mais le contexte budgétaire rend leur concrétisation bien compliquée. Pour rappel, il faudra trouver près de 17 milliards d'euros pour retrouver l'équilibre budgétaire dans les temps impartis par l'Europe. Une gaguere, quand bien même le délai prévu (2016) était finalement repoussé (ce qui semble bel et bien envisagé par les négociateurs).

Pas de date butoir mais...

Un timing précis pour aboutir n'est pas encore déterminé, mais il faudra surtout tenir compte de la pression de la Commission européenne, qui attend un budget pour le 15 octobre, déclarait Kris Peeters à l'entrée de la réunion entre les deux formateurs.

Si cette date semble importante, il est certain aussi que les négociateurs tiennent aussi compte du 14 octobre, jour prévu pour la présentation au parlement fédéral de la déclaration de politique générale par le futur Premier ministre.

Une justice plus rapide et plus efficace

La Justice doit pouvoir être rendue plus rapidement et plus efficacement, estiment les négociateurs de la coalition suédoise qui se penchent jeudi sur ce département, objet, sous la législature précédente d'une réforme de structure qu'il conviendra de mettre en œuvre. L'ambition du futur gouvernement est également de s'attaquer, sur les plans répressif et préventif, au phénomène du radicalisme, qui fait des ravages au Moyen Orient mais pourrait frapper l'Europe.

Les négociations sur le chapitre Justice et Sécurité ne devraient pas faire l'objet de grande difficultés tant les visions convergent entre les futurs partenaires qui ont appelé dans le passé à diverses initiatives telles qu'une modification des peines (mise en place de peines incompressibles...), la révision de la loi Lejeune (libération conditionnelle), la mise en place de tribunaux de flagrant délit.

Le seul point, plus communautaire, sur lesquels le MR et la N-VA pourraient diverger est celui de la confirmation du cadre de la magistrature à Bruxelles tel qu'il découle de la récente réforme de l'Etat. Pour le MR Olivier Chastel, il s'agira à cet égard de "respecter intégralement la décision du dernier gouvernement".

RTBF

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