Formation: c'est à nouveau le Roi, convalescent, qui s'y colle

Le roi Albert II
Le roi Albert II - © BENOIT DOPPAGNE (belga)

On prend les mêmes, seul le cadre change. Les négociateurs sont, cette fois, attendus au Château de Ciergnon où le Roi est en convalescence après une petite intervention au nez. Albert II entame aujourd'hui à 10h une nouvelle série de consultations.

Car le constat est bien celui-là; c'est à nouveau l'impasse.

Lundi, après moins d'une heure de réunion avec les présidents des 6 partis associés à la formation du gouvernement, Elio Di Rupo n'a pu que constater: le blocage semble total. 

Le formateur s'est alors rendu à Ciergnon pour demander au Roi d'être déchargé de sa mission. Albert II maintient sa décision en suspens.

L'objectif est de tenter de renouer les fils de la négociation et, comme cela a souvent été le cas, de ramener  le calme entre les partenaires.

Au Roi donc, une fois de plus, de tenter de recoller les morceaux, sans passer pour être instrumentalisé par le formateur pour automatiquement le remettre en selle comme si de rien n'était. De toute façon, la crise de ce lundi laissera des traces. La confiance n'y est plus entre ceux qui devraient être de futurs partenaires. Au Roi donc, à partir de ce matin, de consulter: les 6 et uniquement eux, en une ou deux journées. Le cadre change par rapport aux derniers colloques singuliers. Ce sera donc "consultations à la campagne", au château de Ciergnon où Albert II poursuit sa convalescence. Mais sur le fond, que pourra-t-il constater ? Des partis prêts à négocier encore, ils le disent tous aujourd'hui même le MR et l'Open VLD, qui se disent surpris par la dramatisation, la mise en scène du formateur. Des partis prêts à avancer sur base de la note Di Rupo 4e mouture en l'état, oui 4 au moins à des degrés divers. La position du CD&V non plus n'est pas encore très, trop claire. Des partis qui voudraient encore qu'on les entende, MR et surtout Open VLD, réclamant plus d'efforts budgétaires, au nom désormais de l'Europe qui nous regarde et va nous juger. Mais cet entêtement est-il tenable durablement ? Et surtout, que vont-ils vraiment y gagner électoralement ? Pression maximale sur les libéraux. L'objectif commun va vite redevenir : conclure au plus vite dans l'intérêt général, retourner négocier. Sinon, à force d'être agité comme un épouvantail, le pire, le chaos, pourrait devenir un peu plus réel pour le pays.

Fabien Van Eeckhaut



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