Ford Genk: intervention poignante de Meryame Kitir à la Chambre

Ford Genk: intervention poignante de Meryame Kitir à la Chambre
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Ford Genk: intervention poignante de Meryame Kitir à la Chambre - © Tous droits réservés

L'image qui aura marqué la séance plénière de la Chambre jeudi est incontestablement celle de l'émotion de Meryame Kitir (sp.a). La jeune députée limbourgeoise a travaillé chez Ford Genk et en est toujours membre du conseil d'entreprise. Son intervention a été applaudie sur tous les bancs.

Meryame Kitir était une des douze députés à interroger le Premier ministre Elio Di Rupo après l'annonce de la fermeture de l'usine de Ford à Genk.

"Il n'y a rien à reprocher aux travailleurs de Ford Genk", a-t-elle dit, rappelant les efforts consentis par ceux-ci. Elle a aussi insisté sur le fait que le coût salarial n'était pas la raison de la décision de fermeture, ce que personne n'a contesté.

"Je viens ici parler au nom de mes collègues et ils ont une demande: 'Responsables politiques nous comptons maintenant sur vous. Menez le combat, Faites ce qui doit être fait'", a-t-elle encore déclaré la voix clairement émue. "Les gens ont des questions, des tas de questions. Mais il y en a une qui est récurrente: 'Et maintenant? Maintenant que va-t-il se passer?'", a-t-elle lâché en guise de conclusion sans parvenir à retenir ses larmes.

Toutefois, plusieurs intervenants dont les chefs de groupe MR et CD&V Daniel Bacquelaine et Raf Terwingen, mais surtout le chef de groupe Open Vld Patrick Dewael, ont insisté sur la nécessité de mesures structurelles afin de garantir la capacité concurrentielle des entreprises.

"Il est important que nous unissions nos forces entre autorités publiques, syndicats et patrons"

"Je ne peux pas imaginer que le parlement approuvera dans quelques semaines un budget qui n'apportera pas de solution substantielle au problème des coûts salariaux. Si nous ne faisons rien à ces coûts, il y aura d'autres drames et nous ne voulons pas participer à cela ", a notamment dit Patrick Dewael. Le Premier ministre Elio Di Rupo a pour sa part insisté sur le fait que le gouvernement sera très attentif au respect de la procédure Renault.

Il a aussi rappelé que les gouvernements fédéral et flamand se concerteront ce jeudi soir. "Plus que jamais, il est important que nous unissions nos forces entre autorités publiques, syndicats et patrons pour sortir des schémas de pensée du passé", a-t-il dit. "Il faut agir de façon exceptionnelle face à une situation exceptionnelle".

Vous pouvez revoir l'intervention de Meryam Kitir ci contre ou en cliquant ici.

Julien Vlassenbroek avec Belga

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