Fonds libyens : "Des insinuations inacceptables" de l'opposition, accuse Charles Michel

Charles Michel à la Chambre
Charles Michel à la Chambre - © DIRK WAEM - BELGA

Le Premier ministre Charles Michel a dénoncé jeudi des "insinuations inacceptables" de l'opposition dans le dossier des fonds libyens. Les conclusions des Nations unies auxquelles des quotidiens flamands ont fait écho sont connues depuis le mois de septembre et sont publiques, a-t-il fait remarquer.

Un panel d'experts des Nations unies avait déjà jugé le 5 septembre que l'autorisation belge de libération des intérêts générés par les fonds libyens gelés en raison de sanctions internationales était contraire aux résolutions du Conseil de sécurité. Le 17 décembre, le comité de l'ONU sur la Libye a entériné ces conclusions.

Cette décision n'a pourtant été révélée que ce jeudi, dénonce l'opposition qui pointe une fois de plus l'opacité de ce dossier.

"Comment se fait-il que cette notice ne nous ait pas été transmise? " a demandé Georges Dallemagne (cdH).

Dirk Van der Maelen (sp.a) se demande si le Premier ministre a bien été informé par le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders. Ahmed Laoouej (PS) déplore quant à lui l'attitude de M. Reynders dans ce dossier qui, à ses yeux, tente de rejeter sa responsabilité sur d'autres collègues. Il a appelé par ailleurs le gouvernement à se constituer partie civile dans la procédure judiciaire en cours autour de la libération de ces intérêts.

Le Premier ministre a une nouvelle fois assuré le parlement de sa pleine collaboration et expliqué que la note en question, qui remonte à la veille de la chute du gouvernement, était disponible sur le site des Nations unies. Il a aussi fait remarquer que la décision de libérer les intérêts date de la législature précédente. Il y a plus d'un an, sous cette législature, la Belgique a cessé de libérer ces intérêts.

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