Financement du culte par l'Etat: "Préfère-t-on que du privé ou des pays étrangers s'en chargent?"

Financement du culte par l'Etat: "Préfère-t-on que du privé ou des pays étrangers s'en chargent?"
Financement du culte par l'Etat: "Préfère-t-on que du privé ou des pays étrangers s'en chargent?" - © Tous droits réservés

Le Ministre-Président de la Fédération Wallonie Bruxelles, Rudy Demotte (PS), est la source d'une polémique. En cause? Sa proposition de supprimer purement et simplement les cours de religion à l'école. Nous avons décortiqué les tenants et aboutissants d'un tel projet dans l'émission À Votre Avis.

Le sujet de notre grand débat hebdomadaire a été, nous le savions, clivant. Si beaucoup de parents estiment que le cours de religion a toute sa place dans l'enseignement, c'est loin d'être le cas pour une grande partie d'entre eux. Pour ces derniers, l'enseignement est 100% privé et n'a rien à faire à l'école.

C'est dans ce sens a priori que le Ministre-Président, Rudy Demotte (PS) semblait aller lorsqu'il a déclaré vouloir proposer la suppression du cours de religion à l'école. Élément qu'il a, bien sûr, reprécisé.

Rudy Demotte s'explique

Ce qui a permis à A Votre Avis de revenir également sur la question du financement du culte au sein de notre démocratie. Le budget de nos cultes oscille autour des 250 millions d'euros par an. Or, notre sondage Ekho nous a permis de révéler que 56% des répondants estiment que les cultes ne devaient plus être financés par l'argent public, contre 41% qui le pensent (1516 participants).

Du côté de Joëlle Milquet (cdH), la question est claire. "Veut-on que demain, ce soit l'Arabie Saoudite, des régimes étrangers, ou des externes du monde de la finance qui paient pour nos cultes?", pour la députée bruxelloise et ancienne ministre de l'Éducation, la réponse est non. "Je n'ai en revanche rien contre un débat sur le mode de financement".

Ce sur quoi, Rudy Demotte enchaîne, "Il ne faut pas avoir peur du débat en le réduisant à une fermeture brutale des vannes par une position dogmatique. Mais réévaluer la question sous l'angle du financement, c'est un débat tout à fait honorable".

Parce que ce débat était avant tout un débat citoyen, nous avons accueilli également, les représentants des trois cultes principaux, en Belgique. L'Islam était représenté par Salah Echallaoui, le président de l'Exécutif des musulmans. Le président du Consistoire israélite de Belgique, Philippe Markiewicz représentait la religion judaïque. La religion catholique quant à elle était représentée par Tommy Scholtès, le porte-parole des Évêques de Belgique.

Des professeurs et des parents

Le coordinateur de l'Observatoire des Relations Administratives entre les Cultes, la Laïcité organisée et l'État (ORACLE), Jean-François Husson, était également avec nous, tout comme la directrice du Lycée Soeur Emmanuelle, Isabelle Pletinckx. La Fédération des Associations de Parents de l'Enseignement Officiel (FAPEO), était représentée par Maria-Luisa Dalmasso, qui défendait une position pour le moins hostile face à l'idée de conserver les cours de religions à l'école.

 

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