Financement des hôpitaux: "On n'hésitera pas à saisir les tribunaux", prévient Maxime Prévot

La Wallonie et Bruxelles s'impatientent à propos du financement des hôpitaux
La Wallonie et Bruxelles s'impatientent à propos du financement des hôpitaux - © DIRK WAEM - BELGA

Les représentants des gouvernements régionaux, communautaires et fédéral se rencontraient ce mercredi matin pour le Comité de Concertation mensuel. Un accord a notamment été trouvé pour remettre le dossier RER sur ses rails. En revanche, les difficultés de financement des infrastructures hospitalières nées de la 6ème réforme de l'État opposent toujours le gouvernement Michel aux trois Régions.

L'impatience commence à poindre en Wallonie et à Bruxelles devant le peu de progrès dans le dossier du financement des hôpitaux. Plusieurs ministres régionaux ont haussé le ton mercredi à l'issue de la réunion du Comité de Concertation.

La dotation prévue par la loi spéciale de financement ne permet pas de couvrir les charges hospitalières du passé. Le dépassement auquel les entité fédérées doivent faire face a déjà franchi les 200 millions d'euros et le problème pourrait encore s'aggraver après 2019.

Un groupe de travail a été mis sur pied à la fin de l'année passée. Les réunions qui ont eu lieu n'ont pas permis de trouver une solution jusqu'à présent.

Une attitude "autistique" du fédéral

"On commence à perdre patience : cela fait six fois que le point revient à l'ordre du jour mais on a l'impression que le fédéral joue la montre. Or, c'est un point qui ne peut souffrir de tergiversation", a lancé le ministre wallon de la Santé, Maxime Prévot (cdH).

Le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte (PS), évoque une attitude "autistique" du gouvernement fédéral dans ce dossier.

"Cela dure depuis le mois d'octobre. On en est toujours à tenter de trouver une solution, mais ça urge. C'est un problème qui va au-delà de la sphère politique", a souligné quant à lui  le ministre bruxellois de la Santé, Didier Gosuin (DéFI).

L'heure est encore à la recherche d'une solution dans le cadre de la concertation entre le fédéral et les entités fédérées. Si le blocage persistait, le problème pourrait prendre une tournure judiciaire. "S'il faut que l'on envisage la saisine des tribunaux, on n'hésitera pas à le faire", a averti Maxime Prévot.

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