Être un "fils de": la voie royale en politique?

Être un "fils à papa", cela pourrait être la clé de la réussite politique. Pour sa rentrée, l’émission "Questions à la Une" frappe fort avec un thème politique des plus sensibles. Il concerne les "fils de". Et pour tenter de savoir si ce statut offre une voie royale en politique, nous avons suivi plusieurs personnalités comme Frédéric Daerden, Julien Uyttendaele et Laurette Onkelinx ou encore Fabian et Olivier Maingain.

 

Un phénomène important

Il suffit de se tourner vers la plus haute fonction de notre pays pour s’en rendre compte, le phénomène est important en Belgique. Notre Premier ministre, Charles Michel, est un "fils de". Selon certains observateurs, ce phénomène serait même en hausse. Alors on s’est intéressé à ces enfants qui héritent de la politique. Comment la passion se transmet-elle ? Comment se fait-on un prénom ? Leur présence est-t-elle un frein à la démocratie ? Nous avons pu les suivre pendant plusieurs semaines au cœur de leurs activités professionnelles mais aussi plus personnelles. Une plongée inédite dans leur monde.

Vous verrez notamment Alexander et Herman De Croo pratiquant leur passion commune: l’équitation dans leur commune de Brakel ou encore Frédéric Daerden avec ses deux filles qui n’excluent pas de suivre un jour la voie de leur père et grand-père. Et puis, si la plupart des "fils de" choisissent le même parti que leur parent, ils cherchent aussi à se distinguer et à exister par eux-mêmes. Mais tous ont un point commun: ils reconnaissent que leurs liens familiaux les ont forcément aidé. Cela se joue au niveau des électeurs mais aussi dans le réseau interne au parti.

Un sujet des plus délicats

Le simple fait de prononcer ce terme "fils de" suffit déjà à faire grincer les dents d'un grand nombre d'entre eux. Ils n'aiment généralement pas être ramenés à cela mais, dans le même temps, s'en servent au cours de leur carrière. Il n'a donc pas été facile de les convaincre de participer à l’émission. Il a fallu des coups de fils, des rencontres aussi. Et beaucoup ont attendu, avant de marquer leur accord, de savoir quels étaient les autres participants et ce qu'ils acceptaient de nous dévoiler. Au niveau des fils mais aussi des parents. Il a donc fallu les rassurer et mettre en place une stratégie patiente. Mais d’autres ont purement et simplement refuser.

Un contexte politique compliqué

Le premier lundi de préparation du sujet, est le jour où Benoit Lutgen, fils de lui aussi, a décidé de débrancher la prise des gouvernements des entités fédérées. Il y a eu, du coup, un moment où plus personne ne voulait parler, parfois dans l'attente de savoir ce qu'ils allaient devenir. Puis, cela s’est débloqué petit à petit. Certains partis ont également donné des consignes pour ne pas intervenir dans les médias. Le contexte n’était donc pas des plus favorables mais il faut garder en tête que ces " fils et filles de " restent des politiques. Il y a donc l’envie de faire parler d’eux et de se positionner en vue des prochaines élections communales de 2018 puisque c’est déjà dans un an, et que tous ont démarré leur campagne.

" Fils de " : la voie royale en politique ? Une enquête signée Alisson Delpierre,  dans "Questions à la Une" ce mercredi soir à 20h20 sur la Une.

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