Fichier des passagers: Jan Jambon veut aller plus vite que l'Europe

Fichier des passagers: Jan Jambon veut aller plus vite que l'Europe
Fichier des passagers: Jan Jambon veut aller plus vite que l'Europe - © ERIC LALMAND - BELGA

En ce jour de rentrée politique, il y a des déclarations à épingler. Celle du ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA) en fait partie. Il prône la mise en place du fichier des passagers, le PNR belge, une sorte de grande base de données. 

Ce PNR belge permettrait à la police et aux services antiterroristes de prendre connaissance des données complètes collectées auprès des voyageurs au moment où ils achètent leur billet, voyageurs qui prennent l'avion, le train ou le bateau. Un tel fichier de passagers existe déjà au Royaume-Uni, en Italie, en Espagne et bientôt en France.

Le ministre ne veut pas attendre une décision au niveau européen. "Trop lent", dit-il. Jan Jambon prépare un projet de loi, et l'attaque du Thalys donne un coup d'accélérateur au projet.

Débat en commission de la Chambre

Une proposition qui sera examinée ce lundi à la Chambre, la Commission de l'Intérieur doit justement se réunir cet après-midi à la demande de l'opposition, du cdH.

"Ce que nous attendons surtout au cdH, c’est d’avoir une vraie réponse avec un plan structurel, pas des mesures one-shot qui répondent à l’instant présent et qui ne s’inscrivent pas dans la durée. Il doit aussi adjoindre les moyens financiers dont on sait qu’ils sont totalement insuffisants pour l’instant", explique la députée cdH, Vanessa Matz, interrogée par Pierre Magos.

Dépasser les clivages majorité/opposition

"On le voit avec la lutte contre le terrorisme depuis le début. Début janvier, nous avions déposé des textes qui pouvaient être pris par le gouvernement. Nous n’avons pas de droits d’auteur dessus. Nous leur avons proposé. Nous avons un plan structurel qui a été établi : de la prévention à la répression sur la lutte contre le radicalisme."

"Ils continuent à considérer que chaque proposition qui vient de l’opposition dans des dossiers comme l’immigration et comme la sécurité sont malvenues. C’est vrai que nous regrettons ces clivages. En France, notamment, ils sont parvenus à dépasser ces clivages, de faire de ces dossiers des dossiers d’union nationale, parce que c’est bien le cas ici et nous avons besoin de toutes les forces en présence pour lutter contre le radicalisme."

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