FGTB: Anne Demelenne critique le MR et "la droite décomplexée"

Mercredi, à Namur, Anne Demelenne a aussi regretté l'attitude de "ceux qui détiennent les capitaux" et "n'investissent plus dans l'économie réelle"
Mercredi, à Namur, Anne Demelenne a aussi regretté l'attitude de "ceux qui détiennent les capitaux" et "n'investissent plus dans l'économie réelle" - © Belga

Dans son discours du 1er mai à Namur, la FGTB s'est montrée très dure avec le MR qui, derrière son "vernis social", cacherait - selon le syndicat - un "manque de respect total envers les travailleurs". Critiques aussi vis-à-vis de l'ensemble du Gouvernement fédéral et des employeurs. Anne Demelenne, la secrétaire générale de la FGTB réclame "un changement de cap immédiat"

La secrétaire générale de la FGTB, Anne Demelenne, a critiqué ce 1er mai la "droite décomplexée" et le Mouvement réformateur (MR), accusés respectivement de vouloir remettre en cause des acquis sociaux et d'un "manque de respect total des travailleurs".

La secrétaire générale de la FGTB est aussi revenue sur la vague de licenciements qui a coûté, depuis le 1er janvier 2012, 35.530 emplois en Belgique, selon l'ONEm.

Arcelor Mittal, Caterpillar, Duferco, NLMK, St Gobain, ... "Nos grandes usines partent en laissant derrière elles un désastre social : 35.530 emplois perdus. C'est autant de travailleurs sans emploi, avec des revenus en chute libre car il faut désormais subir la dégressivité des allocations de chômage", a-t-elle déploré, dénonçant "la brutalité insupportable" subie par les travailleurs.

"Tout cela", selon Anne Demelenne, "avec l'appui d'une droite décomplexée" qui veut également toucher à l'index, geler les salaires et priver les travailleurs d'une protection contre le licenciement.

La responsable du syndicat socialiste s'en est également prise au MR, estimant que son président, si on "gratte le vernis social", montre "son manque de respect total pour les travailleurs". Et Anne Demelenne de s'adresser directement au président du MR. "Vous feriez peut-être un peu moins le malin si, comme nous syndicalistes, vous étiez en première ligne avec ces citoyens qui perdent tout et qui ont peur du lendemain. Comment osez-vous leur dire qu'ils sont conservateurs parce qu'ils veulent garder leur dignité? C'est indécent."

Anne Demelenne a aussi regretté l'attitude de "ceux qui détiennent les capitaux" et "n'investissent plus dans l'économie réelle" ou le font avec des exigences de "retours" trop élevées pour permettre aux entreprises d'investir et rester compétitives. "Ce ne sont pas les salaires versés aux travailleurs ou la protection des travailleurs face aux licenciements qui posent problème mais bien les revenus versés aux actionnaires", a-t-elle affirmé, pointant le fait que les revenus du capital sont moins taxés que les revenus du travail.

Anne Demelenne a enfin rappelé les revendications syndicales d'une "fiscalité plus juste", qui permettrait de récupérer la moitié du montant de la fraude fiscale en Belgique, estimé, par l'ULB, à 20 milliards d'euros par an, et d'une suppression des intérêts notionnels. Cet argent pourrait être consacré à la relance économique et à des investissements publics, selon la FGTB.

Belga

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