Fête du sacrifice: un prestataire défaillant entraîne du retard dans la livraison des moutons

Le ministre-président Rudi Vervoort a déploré lundi le retard pris par la société ITC dans la livraison des bêtes sacrifiées pour la Fête du sacrifice. Ce prestataire a été désigné par la Région bruxelloise pour organiser l'abattage sur le site ouvert par la Région pour l'occasion. La porte-parole de la police de Bruxelles-Ixelles Ilse Van de Keere a précisé qu'il n'y a eu aucune tension, qu'aucune force de police n'a été mobilisée en rapport et que seul un mécontentement ambiant a été constaté. Le dernier mouton a été donné à 18H15. Les personnes n'en ayant pas reçu ont été invitées à se faire rembourser ou à se représenter mardi à partir de 13H00 pour venir récupérer les moutons commandés.

La Région a choisi d'installer un abattoir mobile au Quai des Usines qui a pris la place des 4 abattoirs mobiles communaux installés à Schaerbeek, Anderlecht, Molenbeek et Bruxelles-Ville. Au total, 655 moutons ont été réservés mais du retard a été pris.

Il semblerait que le prestataire ait sous-estimé la tâche

"Nous devons malheureusement constater une défaillance du prestataire qui s'était pourtant engagé à assumer cette mission. Le prestataire va devoir rendre des comptes aux fidèles et à la Région. Il semblerait que le prestataire ait sous-estimé la tâche. Nous comprenons la colère des usagers qui comme nous ont fait confiance au prestataire et qui recevront avec retard leur mouton, ce qui n'est pas acceptable", a déclaré Rudi Vervoort.

"Tout est mis en œuvre pour que le prestataire respecte ses obligations et que les fidèles soient dûment informés de la livraison", a précisé le ministre-président.

Dans le cadre de cette fête religieuse, les fidèles devaient réserver une place à l'abattoir. Soit ils commandaient un mouton auprès de la société ITC qui se charge de l'emmener à l'abattoir, soit ils commandaient un mouton chez un éleveur et communiquaient les coordonnées de celui-ci à ITC qui coordonne le transport de la bête vers l'abattoir.

"Des personnes ont attendu leurs moutons tout l'après-midi ce qui a un peu gâché la fête", a déploré un membre de la communauté musulmane. "Bruxelles était pourtant prise en exemple par rapport à la Wallonie car il y avait un investissement de la Région pour trouver une solution. Peut-être que retourner à des solutions à l'échelle communale serait plus facile à organiser".

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