Fête du Roi: absence d'Albert II, credo monarchiste de Siegfried Bracke

Fête du Roi: absence d'Albert II, credo monarchiste de S. Bracke
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Fête du Roi: absence d'Albert II, credo monarchiste de S. Bracke - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

Deux cérémonies pour la fête du Roi : ce samedi matin, la famille royale a assisté, en l'absence d'Albert II, convalescent, au traditionnel Te Deum à la cathédrale Saint Michel à Bruxelles avant de se rendre dans l'après-midi au Parlement pour une séance consacrée au développement durable, séance au cours de laquelle le président N-VA de la Chambre, Siegfried Bracke, s'est montré étonnamment plus monarchiste que son parti.

Comme le veut la tradition, le roi Philippe et la reine Mathilde n'ont pas non plus assisté à la cérémonie à la cathédrale, le couple royal n'étant pas présent lors de la Fête du Roi, fixée le 15 novembre jour de la Saint Léopold, nom du premier roi des Belges.

La reine Paola, la princesse Claire et la princesse Astrid et son époux Lorenz étaient présents.

Comme annoncé, le roi Albert, en convalescence après son opération pour son cancer de la peau, la reine Fabiola en raison en raison de son grand âge et le prince Laurent en voyage à Vienne pour réceptionner un prix, étaient absents.

En raison du temps gris et humide, seules quelques dizaines de personnes se sont rassemblées autour de la cathédrale. Malgré leur faible nombre, elles ont assuré un accueil chaleureux.

Mgr Léonard a exprimé au cours de la cérémonie religieuse sa "gratitude" envers les politiciens qui œuvrent pour l'intérêt du pays. Dans son intervention, l'archevêque de Malines-Bruxelles s'est surtout adressé aux hommes politiques. Il a les a exhortés à travailler pour le bien commun et à trouver, pour ce faire, l'équilibre entre leur fidélité à leur famille politique et la nécessité de faire des compromis avec les autres. Mais l'archevêque a aussi appelé les citoyens à respecter leurs représentants.

Un président de la Chambre N-VA mais monarchiste

Parmi les absents, Siegfried Bracke (N-VA), le président de la chambre s'est fait remarquer car il figure parmi les personnalités les importantes au niveau du protocole.

Il a expliqué à la RTBF son absence par le fait qu'il ne se sent pas à l'aise dans "le mix religion et institutions" et affirme que son parti n'est pas séparatiste, bien qu'il souhaite une "Belgique confédérale" où "on fait ensemble ce que l'on veut faire ensemble".

Par contre, dans l'après-midi, par souci de laïcité notamment une deuxième étape était prévue au parlement fédéral, dédiée au développement durable. Et là, Siegfried Bracke a étonné tout le monde en soulignant qu'"une monarchie qui respecte le principe de la Constitution est garante d'une Belgique stable, prospère et couronnée de succès", une petite phrase assez éloignée du credo républicain de la N-VA, et qui a failli passer inaperçue, car prononcée vers la fin de discours par le président de l'assemblée, et surtout en allemand. Mais applaudi par la reine Paola. Commentaire de Siegfried Bracke : "Je suis le président de tout le monde et j'accueille la famille royale avec cordialité". Quant à Jan Jambon, ministre N-VA de l'Intérieur, il se borne à conclure :"On joue le jeu".

Siegfried Bracke a aussi insisté sur l'importance des capacités d'adaptation d'une société aux nouveaux développements: " Nous devons nous demander ce que nous pouvons faire pour ne pas choisir pour le profit à court terme, mais pour l'avenir de la jeunesse et des générations futures. Il est de notre responsabilité de transmettre la société dans un meilleur état à nos successeurs ", a-t-il plaidé.

Le Premier ministre Charles Michel (MR) a lui manié l'humour pour aborder le développement durable et la jeunesse : "Ne prenez pas la vie trop au sérieux, vous n'en sortirez pas vivant".

"Nous avons une lourde responsabilité envers la jeunesse et les générations futures pour garantir un avenir durable", a dit le chef du gouvernement fédéral. "Le développement durable ne peut être réservé à ceux qui peuvent se le permettre. Il doit être pour toute la société. Cela ne se limite pas non plus à l'écologie ou l'environnement. Une vision large est nécessaire, englobant également l'économie et l'enseignement. Le développement durable doit aussi surmonter les clivages institutionnels au sein de la Belgique et en dehors. Il a également besoin de collaboration loyale entre les différentes autorités", a souligné Charles Michel.

Le présidente du Sénat Christine Defraigne (MR) a aussi plaidé pour que le développement durable soit un équilibre entre écologie, économie et social. "Toutes les mesures gouvernementales doivent s'inscrire dans une stratégie à long terme. Si la Belgique fait partie des économies les plus innovatrices au monde, c'est grâce aux nombreuses petites et moyennes entreprises qui s'investissent sur ce terrain".

La séance, cette fois en présence du prince Laurent, rentré d'Autriche, s'est terminée par un walking diner alimenté par des spécialités régionales.

RTBF avec Belga

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