Fête de la FWB: "Nous sommes vent debout!" déclare Rudy Demotte

Fête de la FWB: "Nous sommes vent debout!" déclare Rudy Demotte
Fête de la FWB: "Nous sommes vent debout!" déclare Rudy Demotte - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

"Il faut tenir la barque du navire de la Fédération Wallonie-Bruxelles": c'est le message qu'a fait passer le ministre-président, Rudy Demotte (PS), dans son discours lors de la fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles devant quelque 500 invités réunis à l'Hôtel de ville de Bruxelles. 

Le ministre-président Rudy Demotte a mis en avant la place "particulièrement importante" de la Fédération Wallonie-Bruxelles "avec ses outils d'enseignement, de culture, de politique de jeunesse et d'égalité des chances" en cette veille du 70ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme. "Comme sont médiocres nos petits jeux politiciens vis-à-vis de ces questions planétaires", a ajouté le socialiste en faisant allusion aux tensions entre le PS et le cdH de cet été.  

Rudy Demotte a également évoqué son ambition de réussir le pacte pour un enseignement d'excellence, et de s'en donner les moyens. Il a assuré que les "45 millions d'euros supplémentaires investis par rapport à 2017" porteront le montant total de l'investissement "à près de 80 millions d'euros".

Un budget qui, d'après le ministre-président, permettra d'améliorer l'encadrement dans les écoles maternelles: "nous augmentons l'effectif de 1100 équivalents temps plein. Nous le faisons par étapes, un tiers est déjà en place". Rudy Demotte a également annoncé une tranche supplémentaire de 21 millions d'euros en 2018 pour le "refinancement de l'enseignement supérieur". 

A la fin de son discours, le ministre-président a exprimé sa volonté de "tenir la barre du navire de la Fédération Wallonie-Bruxelles". "Nous sommes vent debout", a conclu Rudy Demotte.

Le pacte d'excellence est une bonne réflexion mais il faut peut-être aller au-delà

"Ce sont évidemment des discours qui, vu la circonstance, se veulent consensuels et rassembleurs, a réagi Olivier Maingain, le président de Défi. Maintenant, nous savons très bien que nous allons quand même encore connaître des moments avec quelques petits soubresauts. Mais je souhaite que tout cela s'apaise au travail, dans l'intérêt des citoyens et de la pérennité de certaines politiques".

Le président de Défi aurait pu se retrouver au sein de ce gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, des appels du pieds du PS et du cdH ont visé Défi cet été. "Si j'avais une ambition personnelle ou pour des responsables de mon parti, j'aurais répondu à cela, confie Olivier Maingain. Mais je voulais surtout avoir les assurances de choix politiques fondamentaux pour pérenniser notamment une politique de l'enseignement qui doit absolument être revalorisée. Le pacte d'excellence est une bonne réflexion mais il faut peut-être aller au-delà. Et là, nous n'avons pas eu les assurances d'un consensus francophone large qui me semblait indispensables dans les circonstances actuelles". 

Asymétrie politique

Contrairement au Gouvernement wallon, la coalition en Fédération Wallonie-Bruxelles n'a pas changé. De quoi frustrer les députés MR dans l'opposition à la Fédération alors que leur parti est au pouvoir à la Région? "Je pense qu'il n'y a pas de frustration à avoir, répond Philippe Knaepen, député MR. Il y a une réalité mathématique qui est claire. A partir du moment où vous n'avez pas de majorité plus un, on ne sait pas gouverner cette Fédération, donc il n'y a aucun souci. C'est assez intéressant comme travail puisqu'il y a une semaine où nous sommes dans la majorité et une autre dans l'opposition. Je pense que l'on a un rythme de travail à avoir, et cela ne pose aucun problème au niveau de la gymnastique intellectuelle". 

 

Reportage et direct dans le JT de 13h de ce 27 septembre:

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