Fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles : 48 ans d'existence à l'épreuve de critiques persistantes

Ce 27 septembre marque les quarante-huit ans d’existence de la Fédération Wallonie-Bruxelles. 48 ans qui n’ont pas été de tout repos. Car celle qu’on appelle aussi Communauté française a souvent été critiquée et menacée de disparition. Pierre-Yves Jeholet, son nouveau ministre-président MR, l'évoquait lui-même en 2015. Ces trente dernières années, cela s'est souvent répété. Et principalement côté socialiste, très marqué par son courant régionaliste wallon.

Les politiques eux-mêmes très critiques

En 1992, Bernard Anselme, alors nouveau ministre-président de la Communauté française après avoir dirigé le gouvernement wallon, expliquait déjà que dans son état actuel, la Communauté française était dépassée par les faits. Un an plus tard, il rejoignait le gouvernement fédéral. En 1999, Robert Collignon devenait ministre du budget de la Communauté française après avoir également dirigé le gouvernement wallon. Et lui aussi se demandait ouvertement ce qu'il faisait là. Un an plus tard, il devenait président du Parlement wallon.

 

Pas facile pour la population de s’identifier à la FWB

Quand on les interroge en rue, les Francophones qu'ils soient wallons ou bruxellois s'identifient difficilement à la Fédération Wallonie-Bruxelles. Et pourtant, elle est le seul lien politique officiel entre la Wallonie et Bruxelles. Et ce constat est loin d'être neuf. Un constat qui peut sans doute aussi s'expliquer par le manque de moyens récurrents de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Elle n'a pas de pouvoir fiscal et plus de 85% de son budget sert à payer des salaires. Pas toujours facile dans ce contexte de lancer de nouveaux projets ambitieux pour l'avenir.

 

Et pourquoi pas une fusion avec la Région wallonne? 

Certains ont évoqué cette possibilité. On retiendra l'épisode de la fête de la Communauté française en 2001. La tonalité y est cette fois différente. Ce jour-là, devant l'ensemble des personnalités conviées à la fête, Jean-Marie Séverin, président libéral du Parlement, ose parler de fusion entre la Communauté française et la Région wallonne... Une aberration pour Jean-Claude Van Cauwenberghe, qui était Ministre-président wallon... Côté libéral, le discours passera très mal aussi. Le lendemain, pour ses propos, Jean-Marie Séverin perdra son poste de président du Parlement. Du jamais vu.

Malgré les remises en question, la Fédération Wallonie-Bruxelles tente malgré tout de maintenir le cap de ses missions. En témoigne notamment le chantier du Pacte d'excellence pour un enseignement de qualité. Mais elle souffre toujours d'un problème d'image et d'un manque de moyens récurrents.

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