Fermeture des frontières: Flahaut(PS) s'enflamme, Amnesty en appelle au respect

Fermeture des frontières: Amnesty appelle au respect des droits fondamentaux
Fermeture des frontières: Amnesty appelle au respect des droits fondamentaux - © FILIP DE SMET - BELGA

Les réactions ne se sont pas fait attendre suite à la décision de Jan Jambon de fermer les frontières avec la France, essentiellement le long de la côte belge. Sur Twitter, André Flahaut (PS)  n'y est pas allé par quatre chemins: "où va t on s arrêter dans cette dangereuse dérive?" Avant de poursuivre: "apres le port avorté de badges-le marquage...et tout cela dans l indifférence, la banalisation jusqu'au...drame!!!"

De leur côté, Amnesty International et l'association flamande pour les réfugiés Vluchtelingenwerk Vlaanderen appellent à respecter les droits fondamentaux des migrants et demandeurs d'asile en réaction aux contrôles à la frontière franco-belge qui sont réintroduits depuis lundi soir. "Nous ne devons pas oublier qu'il s'agit d'individus en détresse", rappelle Anne Claeys, de la section belge néerlandophone d'Amnesty International.

"La Belgique ne peut simplement pas arrêter tout le monde à la frontière. Pour chacune de ces personnes, un besoin de protection est nécessaire. Ainsi, par exemple, il y a des mineurs, des victimes de la traite ou des personnes qui ont besoin de soins médicaux", selon Mme Claeys.

Les organisations ont souhaité réagir après l'annonce par le ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA) de l'intensification des contrôles à la frontière franco-belge afin d'éviter que des camps ne s'installent en Belgique, et plus particulièrement à la Côte, après le démantèlement de la "jungle" à Calais (nord de la France).

La question des passeurs

Amnesty International et Vluchtelingenwerk Vlaanderen soulignent la nécessité d'une information adéquate pour les migrants et demandeurs d'asile. Elles expliquent, par exemple, que de nombreux demandeurs d'asile ne savent pas qu'ils peuvent faire valoir l'existence de liens familiaux outre-Manche pour se rendre en Grande-Bretagne. "Il est absurde que les migrants doivent compter sur des rumeurs et des histoires de contrebandiers. Des informations correctes et claires sur les procédures potentielles leur permettraient de faire un choix éclairé", indique Anne Claeys.

Les organisations appellent donc le gouvernement belge à recruter du personnel pour informer les migrants de leurs droits et leur fournir une assistance juridique. "Cela ne pourra pas se faire de façon optimale sans discussions constructives avec la France et la Grande-Bretagne", concluent-elles.

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