Fermeture des frontières à cause du coronavirus : un conducteur sur sept était en infraction!

Les contrôles aux postes-frontières du pays annoncés ce vendredi semblent avoir découragé ceux qui comptaient quitter le pays.

"Le message est très bien passé puisque l'afflux est très mesuré ici, il y a très peu de monde en route", constate André Desenfants, directeur général de la police administrative depuis le poste-frontière de Visé.

Depuis ce vendredi 15h, des contrôles sont organisés aux différents postes-frontières belges pour détecter les déplacements jugés non-essentiels dans le cadre des mesures de confinement liées à la lutte contre la propagation du coronavirus. La frontière peut être franchie uniquement pour fournir des soins aux personnes ou aux animaux, ainsi que pour le travail.

La population belge semble avoir bien assimilé le mot d'ordre. "Nous avons renvoyé cinq véhicules néerlandais chez eux car ils n'avaient pas de raison de venir en Belgique, explique André Desenfants. Il y a eu un procès verbal qui a été rédigé pour une personne belge qui ne respectait pas les mesures. Sinon pour le reste, c'est très calme".

A d'autres contrôles, il y a eu plus de rappels à l'ordre: en tout, un conducteur sur 7 était en infraction, c'est-à-dire qu'il ne se déplaçait ni pour le travail, ni pour une raison essentielle comme des soins.

Pour rappel, les déplacements vers les résidences secondaires en Belgique sont également interdits. Les sanctions en cas de non-respect de ces mesures peuvent aller jusqu'à 4.000 euros d'amende et/ou trois mois de prison, a précisé le commissaire général de la police fédérale. Pour simplifier les contrôles, la police demande aux travailleurs transfrontaliers de se munir d'une attestation de leur employeur pour justifier tout déplacement essentiel.